Humiliée par ses pairs au mess, cette jeune officière prépare sa contre-attaque
Précédemment : Quand deux lieutenants ont tenté d'humilier Sarah au mess de la base, ils pensaient la briser. Mais cette jeune officière cache un secret qui va détruire leur carrière à tout jamais.
Le piège se referme
Quelques heures seulement après l'incident du mess, l'alerte maximale fut déclenchée. Convoquée d'urgence dans le bureau du commandant de la base, Sarah découvrit avec stupeur Marc et Jean debout, l'air solennel. Sur le bureau trônait son rapport de restructuration tactique. Cependant, les pages imprimées ne correspondaient plus à son travail. Des coordonnées de déploiement hautement confidentielles et manifestement erronées y avaient été insérées, simulant une fuite d'informations vers l'extérieur.
Le commandant, le visage sombre, accusa directement Sarah de faute grave et de trahison. Ses explications furent balayées par les témoignages concertés de Marc et Jean, qui affirmèrent l'avoir surprise en train de manipuler des dossiers classifiés. Suspendue de ses fonctions dans l'attente d'une enquête officielle, Sarah reçut l'ordre de regagner ses quartiers. Elle comprit immédiatement qu'elle faisait face à un coup monté d'une rare violence, destiné à détruire sa carrière au profit de ses rivaux.
Refusant de s'avouer vaincue, la jeune officière décida d'agir. Profitant de la confusion, elle s'introduisit discrètement dans le bureau informatique de l'unité pour récupérer la clé USB que Jean avait manipulée plus tôt. De retour dans sa chambre, elle brancha le périphérique sur son terminal sécurisé et lança une analyse approfondie des métadonnées du document falsifié. Ce qu'elle découvrit dépassait ses pires craintes.
Le fichier n'avait pas été modifié sur la base, mais provenait d'un serveur externe lié à un trafic illégal d'équipements militaires. Marc et Jean utilisaient leur statut pour détourner du matériel et comptaient utiliser Sarah comme le parfait bouc émissaire pour couvrir leurs traces. C'était une trahison d'État.
Soudain, la porte de sa chambre s'ouvrit à la volée. Marc entra, accompagné de deux gendarmes armés. Un sourire triomphant aux lèvres, il lui présenta un ordre d'arrêt immédiat.
« C'est fini pour toi, Vasseur. Personne ne croira les délires d'une traîtresse », murmura-t-il froidement.
”Personne ne croira les délires d'une traîtresse », murmura-t-il froidement.