Humiliée par sa patronne, une gouvernante découvre la vérité sur son sauveur
La cuisine du manoir des de Vigny était d'ordinaire un sanctuaire de silence, un espace immense aux lignes épurées et au sol de marbre noir poli. Mais ce matin-là, l'atmosphère y était devenue irrespirable. Patricia, vêtue d'un tailleur-pantalon beige d'une élégance stricte, dominait la pièce de toute sa hauteur. Ses cheveux roux, parfaitement coiffés, encadraient un visage déformé par une colère froide et sadique.
À ses pieds, à genoux sur le marbre glacé, se tenait Évelyne. La gouvernante, qui servait la famille depuis des années, tremblait de tout son corps. Sans la moindre hésitation, Patricia pencha sa main et versa lentement le contenu d'un verre de vin rouge directement sur la tête de la vieille femme. Le liquide sombre coula le long de ses cheveux gris, maculant son tablier et se mélangeant à ses larmes de honte.
« Tu n'es rien ici, Évelyne. Rien du tout », murmura Patricia d'une voix venimeuse.
Alors qu'Évelyne pleurait, dissimulant son visage entre ses mains, Patricia recula d'un pas et leva son pied, armé d'un talon aiguille acéré, prête à frapper la pauvre femme au sol. C'est à cet instant précis que la porte s'ouvrit à la volée. Georges, le mari de Patricia, entra en courant. Son costume bleu marine était impeccable, mais son regard trahissait une fureur noire.
Voyant le geste de sa femme, Georges n'hésita pas une seconde. Il se jeta sur le côté, attrapa une lourde casserole en cuivre suspendue au-dessus de l'îlot central, et frappa Patricia à la tête. Le coup la projeta en arrière, ses talons glissant sur le marbre imbibé de vin rouge. Georges se posta immédiatement devant Évelyne, le corps tendu, prêt à faire barrage de sa propre vie pour la protéger.
”Georges se posta immédiatement devant Évelyne, le corps tendu, prêt à faire barrage de sa propre vie pour la protéger.