La détenue innocente qui a défié la loi de la prison
Précédemment : Accusée à tort et jetée en prison, Rebecca pensait avoir touché le fond. Mais quand la détenue la plus redoutable du quartier s'en prend à elle, elle doit se défendre.
L'éclat de la vérité
Le lendemain matin, deux surveillants escortèrent Rebecca jusqu'au bureau de la direction. Mme Sauvage l'attendait derrière son grand bureau en acajou, un stylo plume posé de manière provocante sur le rapport d'incident. Martine se tenait près de la fenêtre, savourant d'avance la capitulation de celle qui l'avait humiliée la veille. Rebecca s'approcha lentement, sentant le poids du désespoir l'envahir. Elle prit le stylo, mais avant qu'elle n'appose sa signature, la porte du bureau s'ouvrit avec fracas.
Un homme élégamment vêtu d'un costume sombre entra, flanqué de deux inspecteurs de la police nationale et du directeur général de l'administration pénitentiaire. Mme Sauvage se leva d'un bond, outrée par cette intrusion, mais l'homme au costume l'interrompit d'un geste sec de la main :
Asseyez-vous, Mme Sauvage. Je suis l'inspecteur chef de l'Inspection Générale. Nous enquêtons sur votre réseau de corruption et de chantage depuis six mois. Les micros placés dans ce bureau et l'enregistrement de votre visite nocturne dans la cellule de Rebecca hier soir confirment toutes nos suspicions.
Martine tenta de reculer vers la sortie, mais les policiers lui passèrent immédiatement les menottes, ainsi qu'à la directrice adjointe blême de terreur. L'inspecteur se tourna ensuite vers Rebecca avec un sourire bienveillant. Il lui annonça que non seulement les fausses accusations d'agression étaient abandonnées, mais que l'enquête extérieure sur son ancienne entreprise avait enfin abouti. Son ancien employeur avait avoué avoir falsifié les comptes pour la piéger, et son ordonnance de libération immédiate venait d'être signée par un juge.
Quelques heures plus tard, Rebecca franchissait les portes de la prison, respirant enfin l'air frais de la liberté retrouvée. Cette épreuve lui avait appris que même dans l'obscurité la plus totale, la justice finit toujours par trouver un chemin pour ceux qui refusent de plier l'échine face à la tyrannie.


