Le Commis Empoisonneur : La Vengeance de la Trattoria Était Servie Froide
Le Chianti Empoisonné
La trattoria « La Dolce Vita » n'était pas qu'un simple restaurant ; c'était le cœur battant de la ville, un lieu où les arômes de l'Italie se mêlaient aux murmures des conversations animées. Ce soir-là, l'atmosphère était électrique. Don Vincenzo Falcone, le patriarche respecté, savourait un Chianti d'exception. Soudain, un commis de cuisine, Gianna, d'une vingtaine d'années, visiblement nerveuse, fit tomber un verre de vin devant lui. Le liquide sombre se répandit sur la nappe, un présage funeste. Tony, le lieutenant brutal de la famille rivale, s'approcha avec une rage contenue, saisissant Gianna par le col.
« Espèce d'idiot maladroit ! Tu viens de renverser le grand cru du Patron ! T'es un homme mort ! »
Gianna, pâle mais déterminée, ne cilla pas. Elle avait vu Tony glisser une petite fiole dans le verre du Don. Le vin renversé n'était pas une simple maladresse, mais un acte de défi. Tandis que Tony fulminait, Gianna s'adressa au Don, sa voix claire et ferme malgré la tension palpable.

« Don, Don, sentez ce vin. Ça sent l'amande amère. Du cyanure. »
Le Don Vincenzo, un homme dont le regard pouvait glacer le sang, resta immobile. Ses yeux se plissèrent, analysant la scène avec une intelligence perçante. Tony, transpirant à grosses gouttes, tentait de disculper, son assurance s'effritant.
« Il ment, Patron ! N'écoutez pas ce rat des rues ! »
Mais Don Vincenzo avait déjà senti l'odeur âcre émanant du liquide renversé. Il trempa son mouchoir dans le vin, le porta à son nez, et un silence glacial s'installa. L'odeur de mort était indéniable. Le visage du Don se décomposa, non pas de peur, mais d'une colère froide et calculatrice.
”Le visage du Don se décomposa, non pas de peur, mais d'une colère froide et calculatrice.