Vengeance · Fiction courte

Le jour de son mariage, il a choisi sa mère : la mariée a répondu d'une manière inoubliable

Le jour de son mariage, il a choisi sa mère : la mariée a répondu d'une manière inoubliable — Partie 2
Image tirée de notre vidéo

Précédemment : Karen s'est sentie humiliée quand Luis a porté sa mère au lieu d'elle. Mais sa réaction a stupéfié tous les invités, et personne n'oubliera jamais comment elle a retourné la situation.

Dans le taxi qui la ramenait chez elle, Karen ne pleura pas. Elle était trop en colère pour pleurer. Elle sortit son téléphone et appela sa sœur, Léa, qui était aussi sa demoiselle d'honneur.

— Tu as vu ? demanda Karen, la voix tremblante mais ferme.

Le jour de son mariage, il a choisi sa mère : la mariée a répondu d'une manière inoubliable

— Je n'en crois pas mes yeux, répondit Léa. Il est fou. Tu veux que je vienne te chercher ?

— Non. Je vais d'abord passer chez lui. J'ai quelque chose à récupérer.

Karen demanda au chauffeur de faire demi-tour. Elle se souvenait des paroles de sa mère, quelques semaines plus tôt : « Ma fille, méfie-toi de cette femme. Elle n'accepte pas que son fils aime quelqu'un d'autre. » Karen avait souri, pensant que sa mère exagérait. Mais elle avait découvert quelque chose de troublant quelques jours avant le mariage.

Elle avait trouvé des messages sur le téléphone de Luis, des messages d'Elena. Des messages qui dépassaient l'affection maternelle. Des phrases comme « Elle n'est pas assez bien pour toi » ou « Tu sais que je serai toujours ta première femme ». Karen avait confronté Luis, mais il avait nié, disant que sa mère était juste un peu collante.

Le taxi s'arrêta devant la maison de Luis. Karen entra avec sa clé, monta à l'étage, et ouvrit le tiroir du bureau. Elle y trouva ce qu'elle cherchait : une enveloppe. Elle l'ouvrit, et son cœur se serra. À l'intérieur, il y avait des documents prouvant que Luis avait acheté une maison avec sa mère, à son insu. Le titre de propriété était au nom d'Elena et de Luis, pas de Karen.

— Il me cachait ça, murmura-t-elle.

Elle prit une photo des documents avec son téléphone, puis remit l'enveloppe en place. Elle sortit de la maison, le cœur battant, mais avec un plan. Elle appela son avocat, Maître Delorme, qu'elle avait consulté par prudence.

— Maître, c'est Karen. Vous aviez raison. Il faut tout préparer.

— Vous avez les preuves ? demanda l'avocat.

— Oui. Et j'ai aussi autre chose. Vous vous souvenez de la donation qu'il m'a faite ?

— Bien sûr. C'est ce qui vous protège.

Karen sourit. Elle savait que Luis, pour la rassurer, lui avait fait une donation de la moitié de ses biens. Mais il avait « oublié » de lui dire que cette donation était révocable. Et surtout, il avait « oublié » de mentionner la maison qu'il avait achetée avec sa mère.

De retour à son appartement, Karen s'assit dans son canapé, un verre de vin à la main. Elle repensa à la scène de l'église. La honte qu'elle avait ressentie se transformait en une détermination froide. Elle décida qu'elle ne laisserait pas cette humiliation passer. Elle allait montrer à Luis et à Elena ce que c'était que de jouer avec elle.

Le soir même, elle reçut un appel de Luis. Il était furieux.

— Tu as osé partir ? cria-t-il. Tu as humilié ma mère devant tout le monde !

— Ta mère ? répondit Karen, calmement. Tu as choisi ta mère le jour de notre mariage. Je t'ai simplement rendu ta liberté.

— Tu es ridicule. Reviens, on peut arranger ça.

— Non, Luis. Tu as fait ton choix. Et maintenant, je vais faire le mien.

Elle raccrocha. Elle savait que la confrontation ne faisait que commencer. Mais elle était prête. Elle avait des preuves, un avocat, et une détermination sans faille. Le lendemain, elle envoya un SMS à Elena : « J'ai quelque chose à te montrer. Rendez-vous chez toi à 18 heures. »

Quand Karen arriva chez Elena, Luis était là aussi. Ils semblaient croire qu'ils allaient la raisonner. Karen entra, s'assit, et posa l'enveloppe sur la table.

— Qu'est-ce que c'est ? demanda Elena, méfiante.

— Ouvrez, dit Karen.

Elena déchira l'enveloppe et parcourut les documents. Son visage blêmit. Luis se pencha pour regarder, et ses yeux s'écarquillèrent.

— Où as-tu trouvé ça ? demanda-t-il d'une voix étranglée.

— Dans ton bureau, répondit Karen. Tu pensais que je ne le découvrirais jamais ? Tu as acheté cette maison avec ta mère, à mon insu. Tu as juré que nous construirions notre vie ensemble, mais tu construisais déjà la tienne avec elle.

— Ce n'est pas ce que tu crois, balbutia Luis.

— Non ? Alors explique-moi pourquoi le titre de propriété est au nom de ta mère et au tien, sans mention de moi.

Elena se leva, furieuse.

— Cette maison est à moi ! Je n'ai pas à te la partager !

— Ah, mais c'est là que vous vous trompez, dit Karen avec un sourire mauvais. Je suis votre belle-fille, et selon la loi, j'ai des droits. Et j'ai aussi la donation que Luis m'a faite. Une donation qui, à moins d'une procédure judiciaire, est toujours valable.

— Quoi ? s'exclama Luis. Cette donation était révocable !

— Oui, mais tu ne l'as pas révoquée, n'est-ce pas ? Et maintenant, je vais vous poursuivre pour fraude et pour dissimulation de biens. Vous allez devoir tout me rendre, ou je vous traîne devant les tribunaux.

La pièce devint glaciale. Luis semblait sur le point de s'effondrer. Elena, elle, serrait les poings, les yeux remplis de haine. Karen se leva, ramassa l'enveloppe, et se dirigea vers la porte.

— Vous avez voulu jouer, dit-elle. Maintenant, on joue à mon jeu.

”

— Vous avez voulu jouer, dit-elle. Maintenant, on joue à mon jeu.