Le secret derrière les portes closes du manoir de mon beau-frère millionnaire
Précédemment : Quand Sarah s'introduit en secret dans la somptueuse demeure d'Arthur pour retrouver sa jeune sœur Lili disparue, elle découvre une vérité effroyable que la richesse ne pourra jamais effacer.
Le voile se déchire
La confrontation qui suivit brisa le silence étouffant de la pièce. Sarah se redressa, faisant rempart de son corps fatigué pour protéger Lili. Ses yeux brillaient d'une colère noire, nourrie par deux années de mensonges et de recherches désespérées. Arthur, l'homme si puissant que rien ne semblait pouvoir ébranler, fit un pas en arrière, les mains tremblantes.
Comment as-tu pu lui faire ça ? Elle t'aimait, Arthur ! Tu l'as enfermée, tu l'as affamée dans ce palais doré !
La voix de Sarah résonna contre les murs de marbre. Contre toute attente, Arthur ne s'emporta pas. Il s'effondra sur une chaise, dissimulant son visage dans ses mains. Des larmes sincères perlaient au bord de ses paupières. Sa voix, lorsqu'il parla enfin, n'était plus qu'un murmure brisé.
Tu ne comprends pas, Sarah... Je n'ai jamais voulu cela. Je l'ai cachée pour la sauver. Des personnes très influentes voulaient l'éliminer à cause des secrets financiers de son défunt père. J'ai simulé son départ à l'étranger pour qu'on la laisse tranquille.
Sarah secoua la tête, refusant de se laisser berner par les explications de cet homme. Elle pointa du doigt l'état squelettique de sa sœur.
Et la laisser mourir de faim, c'était aussi pour la protéger ? Regarde-la ! Elle s'éteint sous tes yeux !
Arthur releva la tête, le regard empreint d'une incompréhension totale. Il fixa la tasse de thé en porcelaine posée sur la table, que Lili consommait quotidiennement. Un éclair de réalisation traverse ses yeux, suivi d'une horreur absolue.
Ce n'est pas moi... Je lui faisais livrer des repas sains chaque jour par le docteur Marchand, notre médecin de famille en qui j'avais une confiance aveugle. C'est lui qui s'occupait d'elle au sous-sol sécurisé... C'est lui qui l'empoisonnait à petit feu pour capter son héritage !
Soudain, un bruit de pas feutrés résonna dans le vestibule. La silhouette du docteur Marchand se dessina dans la pénombre du couloir, une seringue à la main.
”La silhouette du docteur Marchand se dessina dans la pénombre du couloir, une seringue à la main.