La bague d'un boxeur disparu bouleverse le destin de ce coach marseillais
Précédemment : Lorsqu'un jeune garçon franchit le seuil d'une vieille salle de boxe à Marseille avec une bague en argent, le passé douloureux du coach Moreau refait surface de la plus brutale des manières.
Le dernier combat de Moreau
Dans l'obscurité des vestiaires, Moreau saisit Léo par les épaules. Il prit la bague en argent et la passa autour du cou du garçon. « Écoute-moi bien, petit. Tu vas passer par cette petite fenêtre de ventilation. Tu cours jusqu'au commissariat central et tu demandes l'inspecteur Bertrand. C'est un homme intègre. Tu lui donnes la bague et tu lui dis que Jean-Marc Moreau l'envoie. » Léo pleurait, refusant de laisser le vieil homme affronter les monstres dehors.
Mais la porte commença à céder sous les coups de boutoir des hommes de Kovac. Moreau offrit un sourire rassurant au fils de son meilleur ami. « Ton père était le plus grand des guerriers, Léo. Aujourd'hui, c'est à mon tour de combattre pour lui. File ! » D'un geste vigoureux, il aida le garçon à se hisser à travers l'étroite ouverture juste au moment où la porte des vestiaires volait en éclats.
Moreau fit face aux intrus, les poings levés, retrouvant la posture de ses plus belles années sur le ring. Il esquiva le premier coup de Kovac et répliqua par un uppercut dévastateur qui envoya le truand au tapis. Mais le second complice braqua son arme. C'est alors que des sirènes hurlantes retentirent dans la rue, suivies par les cris de la police d'élite qui envahissait les lieux. Léo avait réussi à prévenir une patrouille à proximité juste à temps.
Quelques semaines plus tard, la salle de boxe avait retrouvé son calme, bien que de nouveaux vitrages brillent sous le soleil de Marseille. Kovac et son réseau étaient derrière les barreaux, et Thomas Reynaud, enfin libéré de ses ravisseurs, s'entraînait à nouveau au sac de frappe sous les yeux fiers de son fils. Moreau, une main posée sur l'épaule de Léo, regardait la scène avec un sentiment de paix qu'il n'avait pas ressenti depuis douze ans. Parce que parfois, la plus belle victoire ne se gagne pas sur un ring, mais dans le pardon et la transmission d'un héritage sauvé des ombres.


