Le secret enfoui sous l'abbaye de Provence détruit notre amitié à jamais
Le Tombeau sous les Ruines
Sous le soleil de plomb de la Provence, le chantier de fouilles de l'ancienne abbaye de Saint-Véran semblait figé dans le temps. L'air était lourd, saturé de l'odeur de terre sèche et de poussière de pierre. Deux soldats français, Wyatt et Lucas, vêtus de leurs uniformes de toile beige usés par les semaines de labeur, s'affairaient au fond d'une tranchée étroite. Leurs visages étaient marqués par la fatigue, la sueur traçant des lignes sombres sur leurs fronts couverts de suie.
Après des heures d'efforts acharnés, leurs pelles avaient enfin dégagé la surface d'une immense dalle calcaire. Sous les décombres de l'abbaye médiévale se cachait un sarcophage massif, épargné par les siècles. C'était une découverte impensable, une anomalie historique au cœur du sud de la France. L'excitation mêlée d'appréhension faisait battre leur cœur à tout rompre.
Glissant leurs mains calleuses sous le rebord de la pierre massive, ils tentèrent de la soulever. Le poids était phénoménal, une masse inerte qui refusait de céder. Wyatt, les muscles bandés à l'extrême, la gorge sèche, hurla pour surmonter la douleur :
« Poussez plus fort ! »
Lucas poussa un grognement rauque, ses bottes glissant sur le sol meuble alors qu'il jetait tout son poids contre la pierre. Dans un grincement sinistre qui résonna sous la voûte de terre, la lourde dalle de calcaire finit par céder et glissa lentement sur le côté. Un épais nuage de poussière grise s'éleva de la fosse, les aveuglant un instant.
Lorsque l'air devint enfin respirable, Wyatt braqua le faisceau de sa lampe torche vers l'intérieur du sépulcre. Ce qu'il vit le glaça d'effroi. Une forme humaine, méticuleusement enveloppée de bandelettes de lin jauni par le temps, reposait au fond du coffre de pierre. Une véritable momie.
Le souffle coupé, Wyatt pointa un doigt tremblant vers l'intérieur de la tombe, ma voix vibrant d'une terreur incontrôlable :
« Bon sang, qu'est-ce que c'est que ça ? »
Lucas resta figé à ses côtés, le regard vide, incapable de prononcer le moindre mot.
”»Lucas resta figé à ses côtés, le regard vide, incapable de prononcer le moindre mot.