Amour et deuil · Fiction courte

Le Millionnaire Choisit Son Épouse les Yeux Fermés, Mais le Visage Révélé le Glace

Le Millionnaire Choisit Son Épouse les Yeux Fermés, Mais le Visage Révélé le Glace — Partie 1
Image tirée de notre vidéo

Un choix insensé dans le manoir illuminé

Le salon du manoir ressemblait à une scène de théâtre. Les lustres projetaient une lumière dorée, et les vingt femmes assises en rang semblaient des statues de marbre, drapées de blanc. Leurs mains, seules parties visibles, reposaient sur la table en acajou, comme des offrandes.

Alexander entra, vêtu d'un costume sombre, le visage fermé. Il s'arrêta un instant, observant la scène. Michael, son assistant, le suivait de près, les mains tremblantes. « Monsieur, je vous en supplie, réfléchissez encore », murmura-t-il.

Le Millionnaire Choisit Son Épouse les Yeux Fermés, Mais le Visage Révélé le Glace

Alexander ne répondit pas. Il s'approcha de la première femme. Ses mains étaient fines, ornées d'une bague en diamant qui étincelait sous la lumière. Il les examina de longues secondes, puis passa à la suivante. Une autre portait des ongles longs et vernis, parfaits, mais il les jugea trop artificiels.

Il déambula lentement le long de la table, écartant certaines mains, en soulevant d'autres pour étudier les paumes. Il cherchait quelque chose d'indéfinissable, une vérité que les visages cachent trop souvent. Michael le suivait, notant chaque geste, chaque hésitation.

Quand il arriva devant la douzième femme, il s'arrêta. Ses mains étaient nues, sans bijoux, sans vernis. Les doigts étaient légèrement abîmés, comme ceux d'une personne qui travaille. Sur la paume, une petite cicatrice, discrète. Cette simplicité le toucha plus que tous les diamants du monde.

Il retourna sa main, observa la ligne de vie, puis la déposa doucement. Il se tourna vers Michael et dit, d'une voix grave : « Celle-ci. »

Michael blêmit. « Monsieur, êtes-vous certain ? Vous ne savez même pas qui elle est… »

Alexander hocha la tête. « Le destin a parlé. »

Deux gardes s'approchèrent de la femme choisie. Ils l'aidèrent à se lever, la guidèrent vers le centre de la pièce. Les autres femmes restaient immobiles, leurs draps murmurant sous le souffle de l'air conditionné. Le silence était pesant.

Alexander prit une grande inspiration. Il avait imaginé ce moment depuis des semaines. Il voulait que ce soit parfait. Il s'approcha de la silhouette blanche, le cœur battant. Il attrapa le bord du drap.

— Êtes-vous prête à devenir ma femme ? demanda-t-il, sa voix résonnant dans le salon.

La tête inclinée, la femme répondit d'un souffle : « Oui. »

Alexander tira le drap d'un geste sec. Le tissu glissa, révélant d'abord une chevelure brune, puis un visage… Son sourire s'évanouit. Sa mâchoire se serra. Ses yeux s'écarquillèrent de stupeur.

Devant lui se tenait Élodie, son premier amour, celle qu'il avait quittée dix ans plus tôt pour épouser sa carrière. Elle le regardait avec des yeux remplis de larmes, mais aussi d'une étrange détermination.

— Bonjour, Alexander, dit-elle doucement. Ça fait longtemps.

Il n'arrivait pas à prononcer un mot. Le passé lui revenait en pleine figure. Il avait aimé cette femme plus que tout, mais il l'avait abandonnée pour la richesse, la laissant avec un cœur brisé.

— Comment… pourquoi… balbutia-t-il.

— Tu voulais que le destin choisisse, répondit-elle. Eh bien, le destin a une mémoire.

Avant qu'il puisse réagir, une voix masculine éclata depuis l'entrée. « Quelle belle réunion de famille ! »

Alexander se retourna. Son frère Marc se tenait là, vêtu d'un costume élégant, un sourire mauvais aux lèvres. Son visage était un masque de triomphe. « Je vois que tu as trouvé ma femme, Alexander. Ou plutôt, tu as trouvé celle que je t'ai envoyée. »

Le sang d'Alexander ne fit qu'un tour. « Ta femme ? Qu'est-ce que tu racontes ? »

Marc s'approcha, les mains dans les poches. « Élodie et moi sommes mariés depuis cinq ans. C'était mon plan, tout ça. Je savais que tu craquerais pour des mains simples, pas pour ces pimbêches parisiennes. Et toi, comme un idiot, tu es tombé dans le piège. »

Élodie baissa la tête, les larmes coulant sur ses joues. « Je suis désolée, Alexander. Marc m'a promis de te ruiner si je refusais. Il m'a dit que tu méritais de souffrir, après ce que tu m'as fait. »

Alexander serra les poings. Son monde s'effondrait. Il avait été manipulé par son propre frère, et la femme qu'il avait aimée était devenue son arme. Mais il n'était pas homme à se laisser faire.

— Tu crois que tu as gagné, Marc ? dit-il d'une voix glaciale. Tu sais à qui appartiennent les actions de notre entreprise ? À moi, à 70 %. Et j'ai un dossier qui pourrait t'envoyer en prison pour fraude fiscale.

Marc rit, mais son rire sonnait faux. « Tu crois que je n'ai pas prévu ça ? J'ai des preuves de tes propres magouilles, Alexander. Si tu me dénonces, je te dénonce. »

Les deux frères se faisaient face, la tension palpable. Élodie se tenait entre eux, le visage décomposé. La soirée avait pris une tournure dramatique, et rien ne serait plus jamais comme avant.

Alexander jeta un dernier regard à Élodie, puis à Marc. « Nous verrons bien qui a préparé le meilleur plan », dit-il avant de se tourner vers Michael. « Appelez mon avocat. Et préparez la salle de réunion. La guerre commence ce soir. »

”

La guerre commence ce soir. »