Mon coéquipier a humilié mon chien de combat avant l'attaque fatidique
Précédemment : Pauline, jeune soldate française, doit supporter les provocations constantes de Garrett. Mais lorsque leur avant-poste est attaqué en pleine nuit, son chien de combat Rex devient leur unique espoir de survie.
Le piège de feu
Quelques heures plus tard, la nuit avait enveloppé le désert d'un manteau d'encre. Vers deux heures du matin, alors que le silence n'était troublé que par le bourdonnement des générateurs, Rex se dressa soudainement dans l'abri de Pauline. Son corps entier était rigide. Il émit un sifflement presque imperceptible, le signal d'alerte ultime qu'il n'utilisait qu'en cas de danger mortel immédiat.
Avant même que Pauline ne puisse donner l'alarme, le ciel s'embrasa. Une pluie de roquettes s'abattit sur l'avant-poste dans un fracas assourdissant. Le sol trembla violemment tandis que les tirs de harcèlement ennemis commençaient à pilonner leurs positions. Saisissant son arme, Pauline se rua vers le centre de commandement pour prêter main-forte, Rex talonnant ses pas au milieu des explosions et de la fumée aveuglante.
Dans le poste de transmission en ruines, Garrett tentait désespérément d'établir le contact avec les hélicoptères de soutien. C'est à ce moment précis qu'un obus de mortier percuta de plein fouet le toit de la structure. L'impact projeta Pauline au sol. Des tonnes de gravats, de poutres métalliques et de béton s'effondrèrent dans un vacarme de fin du monde, obscurcissant totalement la pièce.
Quand Pauline reprit ses esprits, l'air était saturé de poussière et de monoxyde de carbone. Un début d'incendie léchait déjà les câbles électriques arrachés. À quelques mètres d'elle, Garrett hurlait de douleur. Sa jambe droite était coincée sous une lourde dalle de béton armé. Le colosse était totalement impuissant, le visage déformé par la panique.
« Pauline ! Aide-moi, je t'en prie ! Je ne peux pas bouger ! », supplia-t-il, dépouillé de toute sa superbe.
Pauline tenta de soulever la dalle, mais c'était impossible. La seule issue viable était un minuscule conduit d'aération effondré par lequel seul Rex pouvait se faufiler pour guider les secours extérieurs à travers le brasier. Mais envoyer le chien signifiait l'exposer à une mort atroce si le plafond finissait de s'écrouler.
”Mais envoyer le chien signifiait l'exposer à une mort atroce si le plafond finissait de s'écrouler.