L'officier qui voulait me briser ignorait le secret que je détenais sur lui
Précédemment : Accusée à tort par un capitaine corrompu qui cherchait à la détruire, la soldate Mégane garde un calme olympien. Elle détient une vérité qui pourrait anéantir sa carrière.
L'affrontement à huis clos
Une fois les lourdes portes de la salle de briefing refermées, le silence qui s'installa fut plus lourd encore que les cris précédents. Le capitaine Richard s'approcha lentement de Mégane, abandonnant son masque de fureur pour un sourire méprisant et calculateur. Il savait que le temps des intimidations publiques était révolu ; l'heure était désormais au chantage direct.
Il posa sur la table un dossier cartonné qu'il gardait dissimulé. À l'intérieur se trouvaient de faux rapports d'inspection, minutieusement falsifiés, accusant Mégane de vol de matériel militaire sensible et de revente d'équipements réglementaires. Une machination parfaite, orchestrée pour détruire sa carrière et l'envoyer devant un tribunal militaire.
« Tu penses être intouchable avec tes petits secrets, Mégane ? » murmura-t-il d'une voix venimeuse. « Signe cette démission pour faute grave, ou je transmets ce dossier au procureur. Ton père, ce grand colonel à la retraite, ne survivra pas à un tel déshonneur. »
Mégane sentit une pointe de douleur lui traverser le cœur à la mention de son père, mais elle refusa de montrer la moindre faiblesse. Elle savait ce que Richard cherchait à dissimuler : un réseau de corruption massif impliquant des détournements de fonds et la livraison de gilets pare-balles défectueux aux soldats envoyés en opération extérieure. Accepter son chantage, c'était condamner ses camarades sur le terrain.
Doucement, elle glisa sa main dans la poche de son treillis et en sortit un petit enregistreur numérique, qui tournait depuis le début de leur entretien. Elle le posa calmement sur la table, à côté du faux dossier.
« Ce n'est pas tout, capitaine », dit-elle d'une voix ferme. « J'ai également envoyé une copie des transactions de votre compte offshore aux Caraïbes à la cellule d'investigation financière de l'armée. »
Le visage de Richard devint livide. Il se jeta en avant pour saisir l'enregistreur, mais la porte s'ouvrit brusquement, révélant le général de brigade accompagné de la police militaire.
”Il se jeta en avant pour saisir l'enregistreur, mais la porte s'ouvrit brusquement, révélant le général de brigade accompagné de la polic…