Piégée derrière les barreaux, elle affronte sa pire ennemie pour révéler la vérité
Précédemment : Condamnée à tort, Sarah survit à l'enfer carcéral. Mais lorsqu'elle refuse de se soumettre à la loi des gangs, une confrontation brutale révèle un complot bien plus sombre que prévu.
Le visage hideux de la trahison
Le soulagement de cette victoire fut de courte durée. Quelques heures après l'incident, Sarah fut escortée non pas vers le quartier disciplinaire, mais vers les parloirs pour une visite exceptionnelle. Son cœur s'emballa à l'idée que son fiancé, Maxime, ou sa jeune sœur, Léa, venaient enfin lui apporter des nouvelles de son appel. Mais lorsqu'elle s'assit derrière la vitre blindée, le monde s'écroula sous ses pieds.
Maxime et Léa étaient là, mais ils se tenaient la main. Au doigt de sa sœur brillait la bague de fiançailles en diamant que Sarah portait encore quelques mois auparavant. À travers l'interphone, la voix de Maxime était glaciale, dénuée de tout remords :
« Ne nous regarde pas ainsi, Sarah. Tu es là où tu dois être. Grâce à ton incarcération pour ce détournement de fonds, Léa et moi avons enfin le champ libre pour gérer tes affaires et racheter tes parts de l'appartement. »
Sarah réalisa avec une horreur indicible qu'elle avait été victime d'un complot machiavélique orchestré par les deux personnes en qui elle avait le plus confiance. Ils l'avaient piégée en falsifiant les écritures comptables de son entreprise pour s'emparer de sa fortune. Sa rage fut si violente qu'elle frappa la vitre jusqu'à s'en faire saigner les mains, avant d'être traînée de force dans sa cellule par les gardiens.
La nuit suivante, alors qu'elle broyait du noir, la porte de sa cellule s'ouvrit doucement. Trois ombres se glissèrent à l'intérieur. À leur tête, Brigitte, le visage marqué par leur combat de l'après-midi, tenait un surin artisanal à la main. Sarah, n'ayant plus rien à perdre, se leva et fit face à son ennemie, le regard vide de peur.
« Vas-y, frappe », murmura Sarah. « Ils m'ont déjà tout pris dehors. Tu ne me feras pas plus de mal qu'eux. »
Brigitte s'arrêta net, observant la lueur de pure détermination dans les yeux de la rousse. Elle abaissa lentement son arme de fortune, un sourire énigmatique se dessinant sur ses lèvres tuméfiées.
”Elle abaissa lentement son arme de fortune, un sourire énigmatique se dessinant sur ses lèvres tuméfiées.