Piégée en prison, j'ai dû affronter la pire brute pour sauver une innocente
Précédemment : Enfermée pour un crime qu'elle n'a pas commis, Amélie pensait avoir tout perdu. Mais lorsqu'elle voit une jeune détenue se faire agresser sous ses yeux, elle décide de briser les règles pour la défendre.
Le chantage de l'ombre
Le triomphe d'Amélie fut de courte durée. Dès le retour en cellule, l'ambiance de la prison se fit plus lourde, presque étouffante. Alors que les portes en fer se refermaient dans un fracas métallique, Julie parvint à s'approcher furtivement de la grille d'Amélie sous prétexte de lui rendre un livre. Elle lui glissa un papier froissé entre les barreaux, les yeux brillants de larmes.
« Pardonne-moi, Amélie... Je n'avais pas le choix », murmura la jeune fille avant de disparaître dans l'ombre du couloir.
Intriguée et le cœur battant à tout rompre, Amélie déplia le mot. L'écriture fine et nerveuse lui était douloureusement familière. C'était celle de Thomas, son ex-fiancé, l'homme influent qui l'avait piégée pour couvrir ses propres activités de blanchiment d'argent. Le message était d'une cruauté absolue : « Si tu ouvres la bouche devant le procureur demain, ta petite sœur Léa subira le même traitement que Julie. Sonia veillera à ce que tu restes silencieuse. »
Tout s'éclaira alors dans l'esprit d'Amélie. L'agression dans la cour n'était qu'une sinistre mise en scène orchestrée depuis l'extérieur pour tester sa combativité et lui faire comprendre qui contrôlait sa vie, même derrière les barreaux. Sonia travaillait pour Thomas. La prison n'était pas un refuge, mais une extension du terrain de jeu de son bourreau.
Le dilemme était insoutenable. Si Amélie témoignait le lendemain, elle obtiendrait sa liberté mais condamnait sa sœur. Si elle se taisait, elle acceptait de croupir en cellule pour les dix prochaines années tout en laissant Léa sous la menace constante de Thomas. En observant par la lucarne de sa cellule le ciel nocturne barré de fils de fer, Amélie sentit une rage froide remplacer sa peur. Elle ne se laisserait pas détruire sans combattre.
”Elle ne se laisserait pas détruire sans combattre.