Piégée en prison par son mari, elle découvre sa complice dans la cour
Le soleil de plomb du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis écrasait la cour de promenade d'une chaleur étouffante. Pour Amandine, ce ciel sans nuage n'était qu'un rappel cruel de la liberté qu'on lui avait arrachée. Vêtue d'un jogging gris sombre élimé et de baskets usées, la jeune femme de trente-cinq ans tentait de canaliser sa colère de la seule manière qu'elle connaissait : l'effort physique extrême. Ses muscles fins mais noueux se tendaient à chaque traction sur la barre de fer rouillée, ses tatouages sur les bras glissant sous la sueur. Sa longue tresse brune oscillait doucement à chaque mouvement régulier.
Soudain, l'ombre massive de Brigitte vint interrompre sa concentration. Brigitte, une détenue à la carrure imposante et aux cheveux blonds coupés court, régnait par la terreur sur ce secteur. Lâchant un lourd medecine-ball qui souleva un nuage de poussière, elle s'avança d'un pas lourd et menaçant vers Amandine.
Voyons combien de coups ton joli visage peut encaisser !
La provocation fit instantanément taire les conversations alentour. Un cercle de détenues se forma rapidement, avide de violence gratuite pour tromper l'ennui carcéral. Une complice de Brigitte hurla depuis la foule :
Défonce-la ! Allez, la Patronne !
Brigitte décocha un coup de poing circulaire d'une violence inouïe. Mais Amandine, vive comme l'éclair, esquiva l'attaque en plongeant sous le bras de son adversaire. S'ensuivit un corps-à-corps brutal et sauvage sous les cris de la foule. Brigitte tenta d'utiliser sa force brute pour broyer Amandine, mais cette dernière, s'appuyant sur des mois d'entraînement intensif, utilisa le propre poids de son agresseuse pour la contrer. D'une poussée technique et rageuse, Amandine projeta Brigitte contre un banc de fer, avant de la terrasser sur le sol poussiéreux. Le silence retomba sur la cour. Amandine, le buste haletant mais le regard d'acier, se redressa lentement, ajusta sa tresse et retourna calmement à sa barre pour achever sa série.
”Amandine, le buste haletant mais le regard d'acier, se redressa lentement, ajusta sa tresse et retourna calmement à sa barre pour achever…