Piégée par l'homme qu'elle aimait, son arrestation brutale cache une terrible vérité
Précédemment : Arrêtée violemment devant le commissariat sous les yeux des passants, Mégane crie son innocence. Mais derrière cette interpellation musclée se cache une trahison machiavélique que la police va finir par découvrir.
Les preuves qui se retournent contre eux
Dans la salle d'interrogatoire, l'air était chargé d'une tension presque palpable. Mégane était assise sur une chaise en métal, les poignets toujours menottés, fixant le mur beige et les néons blafards qui bourdonnaient au-dessus de sa tête. Le brigadier Leroy se tenait en face d'elle, les bras croisés, son visage impassible affichant une patience professionnelle. Thomas, plus jeune, était adossé au mur, ses yeux froids ne quittant pas la suspecte.
Leroy ouvrit le dossier cartonné posé sur la table métallique et en sortit plusieurs photographies. Il les étala devant Mégane, une par une, comme un jeu de cartes macabre. Sur les clichés, on voyait une femme de dos, vêtue d'un manteau noir et d'une casquette, s'approchant de la porte de la galerie d'art d'Hugo. Elle composait un code sur le clavier de sécurité, puis entrait dans le bâtiment, disparaissant dans la pénombre.

« Reconnaissez-vous cette personne ? », demanda Leroy, en poussant une photo vers Mégane. Elle se pencha, examinant chaque détail de l'image. La silhouette avait sa carrure, ses cheveux bruns, mais quelque chose clochait. Elle plissa les yeux, scrutant le poignet gauche de la femme, et c'est là qu'elle le vit : une montre imposante, au bracelet en cuir vert émeraude, qui dépassait sous la manche du manteau. Son cœur fit un bond dans sa poitrine.
« Cette montre, dit-elle d'une voix tremblante mais déterminée. C'est la montre d'Hugo. Il l'offert à Chloé il y a quelques semaines, je l'ai vue sur son poignet lors d'un dîner. Je n'ai jamais porté une telle montre de ma vie. » Les deux policiers échangèrent un regard, mais ne dirent rien. Mégane continua, sentant une lueur d'espoir naître en elle. « Vérifiez mon téléphone. À vingt-deux heures, l'heure du cambriolage, j'étais en appel vidéo avec ma mère à Nice. Elle peut le confirmer. »
Leroy se leva sans un mot et sortit de la pièce, emportant le téléphone scellé de Mégane. Thomas resta, son regard se faisant légèrement moins hostile. Mégane se tourna vers lui, les larmes aux yeux. « Je suis innocente, murmura-t-elle. Hugo m'a piégée parce qu'il est endetté jusqu'au cou. Il a besoin de l'argent de l'assurance pour sauver sa galerie. Et Chloé est sa complice, ils sont amants. » Thomas haussa un sourcil, mais ne répondit pas.
Une vingtaine de minutes plus tard, Leroy revint, un sourire discret aux lèvres. Il posa une liasse de documents sur la table et s'assit. « Votre mère a confirmé l'appel vidéo, dit-il d'une voix neutre. Et les données de géolocalisation de votre téléphone vous placent dans votre appartement à vingt-deux heures, pas à la galerie. »
Mégane poussa un soupir de soulagement, mais Leroy leva la main pour la calmer. « Cela ne prouve pas votre innocence, mais cela soulève suffisamment de doutes pour que nous poursuivions d'autres pistes. »
À cet instant, la porte s'ouvrit avec fracas. Hugo entra, vêtu d'un costume gris impeccable, suivi d'un avocat en costume noir, Maître Dupond, un homme corpulent au visage rougeaud. Hugo affichait une expression de douleur et de colère, mais Mégane remarqua la lueur d'anxiété dans ses yeux. « Qu'est-ce que ça veut dire ? », s'écria-t-il. « Je veux qu'elle soit inculpée immédiatement. Elle a volé mes bijoux, elle doit payer. »
Leroy se leva lentement, fixant Hugo avec une intensité déconcertante. « Monsieur, nous avons quelques questions à vous poser. Notamment sur cette montre au bracelet vert que porte la cambrioleuse sur les caméras. Elle ressemble étrangement à celle que vous portez en ce moment même. » Hugo pâlit, sa main droite se levant instinctivement pour couvrir son poignet gauche, où la montre en question était bien visible. Mégane sourit intérieurement, savourant chaque seconde de sa panique.
L'avocat Dupond intervint, tentant de minimiser l'importance de la remarque. « Ma montre est un modèle courant, elle n'a rien d'unique », dit-il, mais sa voix manquait d'assurance. Leroy ne se démonta pas. « Nous allons vérifier les numéros de série et les enregistrements d'achat. En attendant, je vous demanderai de rester à disposition, monsieur. » Hugo jeta un regard noir à Mégane, plein de haine et de peur, avant de quitter la pièce sans un mot de plus.
”» Hugo jeta un regard noir à Mégane, plein de haine et de peur, avant de quitter la pièce sans un mot de plus.