Piégée par une gardienne corrompue en prison, Bénédicte découvre une terrible vérité
Précédemment : Accusée à tort et provoquée dans la cour de promenade, Bénédicte doit faire face à une gardienne impitoyable et une détenue redoutable pour sauver sa vie et sa dignité.
Le chantage et la révélation de l'ombre
Le calme après la tempête fut glacial. Simon, se relevant péniblement en essuyant un filet de sang sur sa lèvre, lança un regard chargé d'une haine farouche à Bénédicte. Quelques minutes plus tard, Bénédicte était traînée de force vers le quartier disciplinaire. Jetée dans une cellule d'isolement exiguë et humide, elle savait que sa situation était critique. Frapper un agent de l'administration pénitentiaire signifiait la fin de tout espoir de libération conditionnelle, et surtout, l'impossibilité de revoir sa fille, Lily.
Le soir venu, la porte en fer lourd grinça. Simon entra seule, un sourire triomphant et cruel sur les lèvres. Elle tenait à la main un dossier cartonné.
« Tu as voulu faire la maligne devant tout le monde, Bénédicte », murmura-t-elle d'une voix venimeuse. « Mais ce rapport de discipline va détruire ta vie. Tu vas prendre cinq ans de plus, et tu ne reverras jamais ta fille. »
Bénédicte resta silencieuse, le cœur serré par l'angoisse. Simon repartit en ricanant, la laissant dans l'obscurité totale. C'est au milieu de la nuit que le destin bascula de nouveau. Valérie, une autre surveillante réputée pour son intégrité et sa discrétion, s'approcha du guichet de la cellule. S'assurant que personne ne la surveillait, elle glissa un papier plié à travers la fente.
Bénédicte déplia la note sous le faible filet de lumière de la lune. Ce qu'elle y lut lui glaça le sang. Le message révélait que Simon recevait d'importantes sommes d'argent de la part de Marc, l'ex-mari de Bénédicte. C'était lui qui avait orchestré toute cette machination depuis l'extérieur, payant la gardienne pour provoquer des incidents et prolonger la détention de Bénédicte, s'assurant ainsi de garder le contrôle de la fortune de leur fille.
Le lendemain matin, lorsque Simon revint pour lui faire signer la notification de sa sanction, elle s'attendait à trouver une femme brisée. Mais Bénédicte l'accueillit avec un calme olympien.
« Avant que je ne signe quoi que ce soit, Simon, parlons de Marc », dit Bénédicte d'une voix douce mais ferme. « Et parlons des vingt mille euros transférés sur votre compte offshore la semaine dernière. »
”« Et parlons des vingt mille euros transférés sur votre compte offshore la semaine dernière. »