Ce policier arrogant a tenté de m'humilier, mais il ignorait complètement mon identité
Précédemment : Devant la mairie, un policier abuse de son pouvoir face à un homme calme. Mais lorsque ce dernier prononce quelques mots, le piège se referme sur l'officier.
Le piège se referme
Le choc passé, Davis tenta de reprendre une contenance. Un rictus nerveux déforma ses lèvres alors qu'il cherchait désespérément du soutien du regard. Son jeune collègue, resté en retrait près du véhicule de patrouille, venait de monter la vitre, refusant ostensiblement d'intervenir. Davis comprit qu'il était seul, mais son arrogance reprit rapidement le dessus.
« L'IGPN ? Vous rigolez, commandant ? Vous n'avez rien contre moi. C'est votre parole contre la mienne, et dans cette ville, tout le monde sait qui je suis », siffla le brigadier d'un ton menaçant.
Robert laissa un léger sourire s'afficher sur ses lèvres. C'était exactement la réaction qu'il attendait. Depuis des mois, son équipe enquêtait en secret sur les agissements de Davis, accumulant les témoignages de commerçants rackettés et de citoyens harcelés. Mais il manquait la preuve irréfutable, celle qui interdirait toute possibilité de défense devant un tribunal.
Robert leva simplement la main droite. Aussitôt, une camionnette blanche banalisée, garée à l'angle de la place, ouvrit ses portes. Trois agents en civil, équipés de gilets pare-balles estampillés de la police des polices, en sortirent d'un pas rapide, encerclant immédiatement le brigadier. À leur tête marchait le commissaire divisionnaire Leclerc, accompagné d'une femme au visage pâle mais déterminé. En la voyant, Davis perdit le peu de couleurs qui lui restait. C'était Sandrine, sa propre épouse.
Sandrine s'avança, tenant serrée contre elle une clé USB et un dossier de documents bancaires. Elle avait découvert, cachés dans leur propre maison, les comptes secrets et les listes de paiements en espèces que son mari extorquait aux commerçants locaux. Fatiguée de vivre dans la peur et de porter le poids de ces mensonges, elle avait décidé de contacter directement l'IGPN pour mettre fin à ce cauchemar.
”Fatiguée de vivre dans la peur et de porter le poids de ces mensonges, elle avait décidé de contacter directement l'IGPN pour mettre fin…