Ce policier a retrouvé un adolescent séquestré dans la cave de sa propre famille
Précédemment : Lors d'une perquisition de routine, le lieutenant Franck Miller découvre un adolescent ligoté dans une cave sombre. Ce qu'il va révéler sur ses ravisseurs va faire imploser toute sa famille.
Le masque du monstre
Après avoir libéré les poignets de Billy à l'aide de son couteau de service, Franck Miller aida le jeune homme à se relever. Chaque mouvement était une souffrance pour l'adolescent, privé de liberté depuis si longtemps. En franchissant le seuil de la cave pour remonter dans la partie habitable de la maison, le soulagement de Billy fut de courte durée. Dans le salon cossu, un homme les attendait, debout près de la cheminée.
Jacques, le père de Billy, affichait un calme olympien qui contrastait violemment avec la détresse de son fils. À ses côtés se tenait le brigadier-chef Bertrand, le coéquipier de Franck, l'air visiblement embarrassé. En voyant son fils apparaître, Jacques ne montra aucun signe de culpabilité. Au contraire, il s'avança, les bras ouverts, feignant une immense surprise mêlée de chagrin.
« Mon Dieu, Billy ! Tu es revenu... Où t'étais-tu caché cette fois ? » s'exclama-t-il d'une voix mielleuse.
Billy se réfugia instantanément derrière le dos large du lieutenant Miller, saisissant fermement son blouson de cuir. Franck fit un pas en avant, s'interposant physiquement entre le père et le fils.
« Ne faites pas un pas de plus, Monsieur. Votre fils était séquestré dans votre cave, ligoté », lança Franck, la mâchoire contractée par la colère.
Jacques laissa échapper un soupir théâtral et sortit un document officiel de sa poche intérieure. Il le tendit à Bertrand. C'était un certificat psychiatrique récent, attestant que Billy souffrait de graves troubles délirants et de tendances à l'auto-mutilation.
« Mon fils est malade, Lieutenant. Il s'enferme parfois dans des crises de paranoïa extrêmes. Ce document prouve que je suis son tuteur légal et qu'il a besoin de soins urgents. Vous commettez une grave erreur en interférant », déclara Jacques d'un ton glacial et menaçant.
Bertrand, intimidé par l'influence politique de Jacques dans la région, pressa le bras de Franck. Il lui chuchota de reculer, affirmant que la procédure n'était pas respectée et qu'ils risquaient leur carrière. Franck sentit la détresse absolue de Billy, dont le destin se jouait à cet instant précis.
”Franck sentit la détresse absolue de Billy, dont le destin se jouait à cet instant précis.