Secondes chances · Histoire

En prison, j'ai tout risqué pour sauver une jeune codétenue piégée par une brute.

En prison, j'ai tout risqué pour sauver une jeune codétenue piégée par une brute. — Partie 1
Image tirée de la vidéo originale

L'affrontement dans la cour de promenade

Le ciel au-dessus du centre pénitentiaire de Fresnes pesait comme un couvercle de plomb. Dans la cour de promenade, poussiéreuse et ceinturée de hauts grillages surmontés de barbelés acérés, l'air était saturé de tension. Mégane, une détenue au tempérament de feu, tentait de s'isoler du reste du monde. Les cheveux blonds attachés en un chignon désordonné, un tatouage sombre gravé sur la gorge, elle portait un jogging bleu marine élimé et des baskets usées. Pour elle, chaque jour était une bataille invisible pour préserver ce qui lui restait de dignité.

Faisant rebondir machinalement un vieux ballon de basket usé, elle observait les va-et-vient des autres prisonnières. C’est alors qu'un attroupement suspect attira son attention près du grillage. Bénédicte, une détenue rousse à la carrure imposante et connue pour sa cruauté gratuite, tenait une jeune fille par le col. C’était Clara, une nouvelle arrivée, frêle et visiblement terrifiée. Bénédicte la secouait brutalement sous les rires de sa bande, cherchant à l'humilier.

Le sang de Mégane ne fit qu'un tour. Elle lâcha le ballon de basket, qui roula lentement sur le sol poussiéreux, et s'avança d'un pas ferme vers le groupe. D'une voix forte et glaciale, elle lança :

« Lâche-la, connasse ! »

Un silence de mort s'abattit instantanément sur la cour. Bénédicte relâcha lentement sa proie, qui s'effondra sur le sol en sanglotant. La brute rousse se retourna, le visage déformé par la rage, et hurla :

« T'es morte, la nouvelle ! »

Bénédicte s'élança, balançant un coup de poing d'une violence inouïe. Mais Mégane, habituée aux combats de la rue, esquiva l'assaut avec une agilité surprenante. En une fraction de seconde, elle riposta par un coup de poing précis au menton, suivi d'un coup de pied circulaire fulgurant qui envoya Bénédicte mordre la poussière. Se penchant sur son adversaire terrassée, Mégane lui murmura froidement :

« Dégage de ma vue, ordure. »

Alors qu'elle se redressait, les dizaines de détenues présentes la fixaient avec un mélange de stupeur et de respect.

»Alors qu'elle se redressait, les dizaines de détenues présentes la fixaient avec un mélange de stupeur et de respect.