Privée de son fils pour son anniversaire, cette détenue commet l'irréparable pour le sauver
Précédemment : Enfermée pour un crime qu'elle n'a pas commis, Clara n'a qu'un seul lien avec le monde extérieur : son fils de six ans. Mais le jour de son anniversaire, une gardienne franchit la ligne rouge.
Le piège se referme
Jetée sans ménagement dans l'obscurité glaciale du quartier disciplinaire, Clara prit lentement conscience de la gravité de son geste. En agressant deux agents pénitentiaires, elle venait de ruiner toutes ses chances de libération conditionnelle. Son ex-mari, Marc, un homme d'affaires sans scrupules qui avait orchestré sa fausse accusation de fraude pour obtenir la garde exclusive de leur fils Léo, venait de remporter la victoire finale. Privée de tout contact avec l'extérieur, elle risquait désormais de passer de longues années supplémentaires à l'ombre.
Pourtant, le destin prit une tournure inattendue au milieu de la nuit. Alors qu'elle grelottait sur son bat-flanc en béton, des voix étouffées s'élevèrent près de la lourde porte en fer. Clara retint son souffle et colla son oreille contre la grille d'aération. C'était la surveillante Martin, qui parlait à voix basse au téléphone.
« C'est fait, Marc... Elle a craqué comme prévu. Elle a agressé deux agents devant les caméras. Sa peine va être doublée, tu peux être tranquille pour la garde du gamin. N'oublie pas de verser le reste de la somme sur mon compte. »
Un frisson de pure terreur parcourut l'échine de Clara. Ce n'était pas de la cruauté gratuite ; Martin avait été payée pour la pousser à bout. Le lendemain matin, le grincement de la porte de sa cellule la fit sursauter. Ce n'était pas Martin qui entrait, mais Dubois, la seconde gardienne. Cette dernière arborait un œil au beurre noir et tremblait de tout son corps.
S'approchant rapidement de Clara, hors du champ de vision de la caméra de surveillance, Dubois lui glissa un petit objet métallique dans la paume de la main : une clé USB.
« Je sais ce que Martin a fait, » murmura Dubois d'une voix pressante. « J'ai enregistré sa conversation d'hier soir et j'ai trouvé les preuves des virements de votre ex-mari sur son compte. Je ne peux pas cautionner ça. Mais faites attention, Martin veut vous fouiller à corps d'ici une heure. »
”Mais faites attention, Martin veut vous fouiller à corps d'ici une heure. »