Quand cette détenue a défendu une vieille dame en prison, tout a basculé
Précédemment : En prison, Charlotte n'avait qu'une règle : survivre sans faire de vagues. Mais quand la doyenne de la prison est agressée sous ses yeux, elle décide de briser le silence.
Le silence qui suivit l'intervention de Charlotte fut presque irréel. Jessica, surprise par cette résistance inattendue, tenta de se libérer de l'emprise de la jeune femme. Les deux détenues se mesurèrent du regard, prêtes à en découdre, sous les yeux excités du reste de la cour. Fort heureusement, l'alarme de la prison retentit et une escouade de surveillants intervint rapidement pour séparer les rivales et sécuriser la zone. Brigitte fut immédiatement transportée à l'infirmerie, tandis que Charlotte et Jessica furent conduites en cellule d'isolement.
Face à la vérité
Durant toute la nuit, Charlotte ne put fermer l'œil. Elle savait qu'une altercation physique pouvait détruire tous ses espoirs de retrouver la liberté. Le lendemain matin, deux gardes vinrent la chercher pour la conduire au bureau de la directrice de l'établissement. Elle s'attendait au pire, mais la scène qui l'attendait à l'intérieur la laissa stupéfaite.
Assise dans un fauteuil confortable, Brigitte l'attendait, un sourire bienveillant aux lèvres malgré un hématome sur la tempe. À ses côtés se tenait un homme d'âge mûr, vêtu d'un costume sur mesure d'une élégance rare. La directrice invita Charlotte à s'asseoir et prit la parole d'un ton inhabituellement doux :
« Charlotte, vous avez commis une infraction grave en vous battant, mais votre geste a sauvé la vie de madame Brigitte. Et vous devez savoir que Brigitte n'est pas une détenue ordinaire. »
L'homme en costume se présenta alors comme Maître Paul Vernet, l'un des avocats les plus influents du pays. Il expliqua que Brigitte était en réalité la fondatrice d'une immense multinationale, incarcérée temporairement à la suite d'une terrible machination financière orchestrée par ses propres associés pour l'écarter du pouvoir. Mais ce n'était pas la seule révélation de la journée.
« Charlotte, reprit Brigitte avec émotion, j'ai étudié votre dossier de près. Je sais pourquoi vous êtes ici, et je sais que vous êtes innocente. »
”Je sais pourquoi vous êtes ici, et je sais que vous êtes innocente. »