Derrière les barreaux, elle affronte son bourreau pour sauver sa vie
Précédemment : Incarcérée à tort, Sarah pensait avoir touché le fond. Mais lorsqu'elle se retrouve face à Brigitte dans la cour de la prison, elle comprend qu'elle doit se battre pour sa survie.
Les révélations de l'ombre
Le silence qui a suivi la chute de Brigitte était presque irréel. Jamais personne n'avait osé lever la main sur la terreur du bâtiment B, encore moins la terrasser ainsi en public. Les sirènes d'alarme de la prison se sont mises à hurler, brisant la stupeur générale. Des gardiens armés de matraques ont fait irruption dans la cour pour maîtriser la situation. Mais avant qu'ils ne puissent séparer les deux femmes, Brigitte, à genoux et crachant de la salive ensanglantée, a levé un regard chargé de haine mais aussi d'une étrange lueur de respect vers Sarah.
« Tu te débrouilles bien pour une bourgeoise... » a-t-elle murmuré d'une voix rauque. « Mais tu as déjà perdu. Ton fiancé, Maxime... C'est lui qui a payé ma caution et m'a promis une fortune à l'extérieur pour que tu ne sortes jamais d'ici vivante. Et ce soir, les caméras de ton couloir seront éteintes. »
Ces mots ont frappé Sarah plus durement que n'importe quel coup de poing. Maxime, l'homme qu'elle aimait, celui qui l'avait piégée pour le détournement de fonds afin de sauver sa propre peau, voulait maintenant l'éliminer définitivement pour s'assurer de son silence éternel. Jetée au cachot d'isolement pour avoir provoqué la bagarre, Sarah s'est retrouvée seule avec ses démons dans l'obscurité totale de sa cellule.
L'angoisse lui nouait l'estomac alors que les heures défilaient en silence. Vers trois heures du matin, le moment fatidique est arrivé. Un léger cliquetis métallique a résonné. La serrure électronique de sa cellule de sécurité, censée être inviolable, s'est déverrouillée dans un déclic sinistre. La lourde porte en métal s'est entrouverte lentement, révélant la silhouette d'un gardien corrompu tenant une arme blanche à la main. Sarah a compris que sa survie ne dépendrait plus de la justice, mais de sa capacité à surprendre la mort elle-même.
”Sarah a compris que sa survie ne dépendrait plus de la justice, mais de sa capacité à surprendre la mort elle-même.