Trahie par son fiancé et piégée en prison, elle survit à l'impensable
Précédemment : Incarcérée à tort suite à la trahison de l'homme qu'elle aimait, Sarah doit faire face aux menaces de ses codétenues. Mais elle cache une force insoupçonnée.
Le chantage et la trahison
Le soir même, la victoire de Sarah prit un goût amer. Lors de la distribution du courrier, une gardienne dont le regard fuyant trahissait la culpabilité lui glissa une enveloppe non affranchie. À l'intérieur, Sarah découvrit avec horreur une photo récente de ma jeune sœur, Julie, marchant innocemment dans la rue. Au dos de la photo, un message manuscrit glaçant ne laissait planer aucun doute : « Si tu touches encore à Brigitte, ta sœur subira un terrible accident. » L'écriture était indéniablement celle de Maxime, son ex-fiancé, l'homme qui l'avait piégée pour dissimuler ses propres détournements de fonds.
Le plan de Maxime était clair : utiliser Brigitte pour éliminer Sarah de l'intérieur, tout en la paralysant par la peur pour sa famille. Privée de sa capacité à se défendre, Sarah devint une cible facile. Dès le lendemain, profitant de l'absence de surveillance dans les douches communes, Brigitte, le visage tuméfié mais le regard injecté de haine, accula Sarah contre le mur carrelé. Elle tenait à la main un surin artisanal, une lame de métal affûtée.
« Alors, on ne fait plus la maligne ? Ton petit protecteur dehors m'a dit que tu ne bougerais pas d'un poil », ricana Brigitte en pressant la lame contre la gorge de Sarah.
Sarah sentit le froid de l'acier contre sa peau. Son cœur battait à tout rompre, non pas de peur pour sa propre vie, mais de rage impuissante. Si elle se défendait et neutralisait à nouveau Brigitte, Julie paierait le prix fort à l'extérieur. Si elle ne faisait rien, elle mourrait dans ces douches sombres. C'est à cet instant précis, alors que Brigitte levait le bras pour frapper, que la porte des douches s'ouvrit à la volée. La directrice de l'établissement pénitentiaire entra, escortée par trois gardes lourdement armés. Mais contre toute attente, ce n'était pas pour punir une bagarre. La directrice tenait un dossier rouge et regarda Sarah avec une solennité inhabituelle.
”La directrice tenait un dossier rouge et regarda Sarah avec une solennité inhabituelle.