Un traître dans mon empire : un café venimeux sauve ma vie !
Le Café Empoisonné
Le néon du 'Star Diner' scintillait faiblement dans la nuit, une promesse de chaleur et de réconfort dans la solitude ambiante. À l'intérieur, l'odeur du café chaud se mêlait à celle des beignets sucrés, créant une atmosphère familière et rassurante. Mais ce soir-là, le calme habituel était trompé par une tension palpable. Dom Bozack, figure imposante du crime organisé, était assis dans une banquette en cuir rouge, son costume italien impeccable contrastant avec la simplicité du lieu. Face à lui, son lieutenant, Marco, un homme dont le sourire trahissait souvent ses véritables intentions.
Sofia, la jeune serveuse aux yeux vifs, s'approcha avec la cafetière fumante. Elle avait dix-neuf ans et une intuition aussi aiguisée que les lames de ses couteaux de cuisine. Alors qu'elle s'apprêtait à servir le café, un détail attira son attention : le regard fuyant de Marco, posé sur la tasse de Dom, puis la façon dont sa main se crispa sur son verre.

« Oh ! Qu'est-ce que tu fabriques, bordel ? »
Dans un réflexe désespéré, Sofia renversa le contenu de la cafetière sur la tasse et le costume coûteux de Dom. Le liquide brûlant éclaboussa, provoquant un cri de surprise et de colère du parrain. Les gardes du corps de Dom, silencieux et menaçants, dégainèrent leurs armes, l'air prêt à abattre la serveuse insolente.
Mais Dom, d'un geste de la main, les stoppa. Son regard se fixa sur Sofia, puis sur Marco, dont le visage avait perdu toute couleur. « Lâchez-la. Pourquoi tu as fait ça ? » demanda Dom, sa voix basse mais chargée d'une menace sourde. Sofia, le cœur battant la chamade, ne put que pointer du doigt le lieutenant.
« Ce café était empoisonné. »
Les mots résonnèrent dans le silence soudain du diner. Marco commença à transpirer, sa façade de confiance s'effritant. « Elle est folle, Don. Complètement dérangée. » Mais Dom, lui, ne voyait plus la serveuse, il voyait la vérité dans les yeux fuyants de son lieutenant.
« Demandez-lui ce qu'il a dans sa poche. »
Dom se tourna vers Marco, son regard perçant. « Pourquoi tu trembles ? » La question glaça le sang de Marco. Alors que le lieutenant balbutiait une réponse incohérente, Dom remarqua une petite fiole dissimulée dans la poche intérieure de son veston. Le cyanure. La trahison était consommée.
”Le cyanure. La trahison était consommée.