Derrière les barreaux, elle pensait avoir tout perdu jusqu'à cette violente provocation
L'affrontement sous les néons
Le centre pénitentiaire des Baumettes abrite bien des secrets, mais aucun n'est plus sombre que la solitude de Nina. À vingt-sept ans, la jeune femme au regard d'acier et à la longue tresse sombre passait ses journées à tenter de s'effacer derrière les murs gris de la prison. Accusée à trott d'un détournement de fonds qu'elle n'avait jamais commis, elle n'aspirait qu'à une chose : purger sa peine en silence et retrouver sa liberté perdue.
Ce midi-là, l'atmosphère du réfectoire était particulièrement électrique. Assise seule à une table métallique scellée au sol, Nina mangeait tranquillement, ignorant les éclats de voix et le cliquetis des couverts en plastique. C'est alors qu'une silhouette massive s'est détachée du groupe des détenues les plus influentes. Hélène, une femme redoutable de quarante ans aux cheveux roux coupés court, s'est avancée d'un pas lourd et menaçant.
« Tu crois que c'est ton terrain de jeu, ma fille ? » a hurlé Hélène en frappant bruyamment dans ses mains.
Autour d'elles, les conversations se sont tues instantanément, remplacées par les encouragements sadiques des autres prisonnières. « Défonce-la ! » hurlaient-elles en chœur. Nina, gardant un calme olympien, s'est levée et s'est retournée. Hélène a immédiatement décoché un coup de poing puissant. Mais Nina, vive comme l'éclair, a bloqué l'attaque avant d'asséner un crochet dévastateur à la mâchoire de son agresseuse. Saisie de rage, Hélène a tenté de la ceinturer, mais Nina a enchaîné avec un coup de genou d'une violence inouïe en plein estomac. Hélène s'est effondrée au sol, terrassée. Sous les yeux médusés du réfectoire, Nina s'est rassise et a continué son repas comme si de rien n'était.
”Sous les yeux médusés du réfectoire, Nina s'est rassise et a continué son repas comme si de rien n'était.