Derrière les barreaux, Pauline affronte celle qui a brisé sa vie
La loi du plus fort
Le soleil de plomb de l'après-midi écrasait la cour de promenade du centre pénitentiaire. Entre les hauts murs de béton gris surmontés de barbelés acérés, l'air était lourd, presque irrespirable. Pauline marchait lentement, les yeux fixés sur ses baskets usées. Son survêtement gris foncé, identique à celui de toutes les autres détenues, semblait flotter sur sa silhouette affinée par les mois de détention. Elle n'aspirait qu'à une chose : faire son heure de promenade dans le calme et retourner dans sa cellule.
Soudain, une ombre massive barra son chemin. Brigitte, une détenue blonde et robuste connue pour sa cruauté, la fixait avec un sourire provocateur. D'un mouvement rapide et lâche, Brigitte tendit la jambe. Pauline, surprise, trébucha et s'écrasa lourdement sur le béton rugueux. La douleur fut immédiate, mais ce furent les éclats de rire qui lui firent le plus mal. À quelques mètres de là, Évelyne, une surveillante en uniforme bleu marine, observait la scène avec amusement.
« Ça suffit ! » hurla Évelyne d'une voix teintée de cynisme, sans faire un geste pour intervenir.
C'était le coup de grâce. Humiliée, Pauline sentit une colère froide remplacer la peur qui la paralysait depuis son arrivée. Elle se redressa lentement, essuyant la poussière de ses genoux écorchés. Elle refusa de baisser les yeux. Se tournant vers Brigitte, elle s'avança d'un pas déterminé.
Brigitte, surprise par cette audace, tenta de lui asséner un violent coup de poing au visage. Mais Pauline esquiva le coup avec une agilité surprenante. Profitant du déséquilibre de son adversaire, elle riposta instantanément : un enchaînement rapide de coups précis au niveau des côtes, suivi d'un direct féroce en plein visage. Brigitte recula, chancelante et stupéfaite. Sans un mot, Pauline se détourna et s'éloigna, laissant sa rivale humiliée sous les yeux ébahis des autres détenues.
”Sans un mot, Pauline se détourna et s'éloigna, laissant sa rivale humiliée sous les yeux ébahis des autres détenues.