Une détenue âgée est agressée en prison, mais une alliée inattendue surgit
L'incident de la cour de promenade
Le soleil de plomb de l'après-midi écrasait le gravier poussiéreux de la cour de promenade du centre pénitentiaire. Autour des détenues, les hautes clôtures de grillage surmontées de barbelés tranchants rappelaient à chaque seconde la dure réalité de leur enfermement. C'était l'heure où les tensions accumulées menaçaient d'exploser à tout instant.
Sarah, une jeune femme pâle vêtue d'un simple jogging bleu marine, marchait la tête basse, tentant d'éviter les regards. Elle serrait contre elle plusieurs bouteilles d'eau, sa seule richesse dans cette chaleur étouffante. Soudain, un pied robuste s'est interposé. Jessica, une détenue musclée au crâne rasé et au regard provocateur, venait de lui faire un croche-pied vicieux.
Les bouteilles ont volé en éclats sur le sol poussiéreux, se déversant sur la terre sèche. Alors que Sarah, terrifiée, se précipitait à genoux pour ramasser ses maigres biens, les rires moqueurs de la bande de Jessica ont résonné. C'est à ce moment que Brigitte, une détenue aux cheveux blancs et au visage marqué par les épreuves, s'est levée de son banc de béton.
« Hé, laisse cette fille tranquille ! » a-t-elle crié d'une voix tremblante mais ferme.
La réaction de Jessica fut immédiate et d'une violence inouïe. Se tournant vers la vieille dame, elle a saisi un grand pichet d'eau en plastique et lui a jeté le contenu glacé en plein visage, avant de la pousser brutalement au sol.
« La vieille devrait retourner dans sa cellule ! » a hurlé la brute sous les yeux des autres détenues figées par la peur.
À l'autre bout de la cour, l'alerte a rapidement circulé. Une jeune fille s'est mise à courir à perdre haleine vers Charlotte, une grande femme rousse respectée de toutes pour son calme et sa force tranquille. « Charlotte ! Elles frappent mamie ! » s'est-elle écriée. Sans hésiter une seconde, Charlotte s'est dirigée d'un pas lourd et déterminé vers le lieu de l'agression, où Jessica tenait encore Brigitte par le col de sa chemise.
« Lâche-la, » a ordonné Charlotte, le regard noir de colère.
”Sans hésiter une seconde, Charlotte s'est dirigée d'un pas lourd et déterminé vers le lieu de l'agression, où Jessica tenait encore Brigi…