Piégée par une gardienne corrompue en prison, Bénédicte découvre une terrible vérité
L'affrontement sous le soleil de Fleury
Le soleil de plomb de l'après-midi plombait la cour de promenade du centre pénitentiaire, transformant le béton en une véritable fournaise. Bénédicte, les bras recouverts de tatouages racontant les épreuves de sa vie passée, se tenait droite contre le grillage métallique. Vêtue d'un jogging gris sombre et de baskets usées, elle cherchait simplement un instant de répit loin du tumulte des cellules. Mais le calme fut de courte durée.
La surveillante Simon, une femme trapue au visage durci par des années de service autoritaire, s'avança vers elle d'un pas lourd, flanquée de Nadine, une détenue imposante connue pour sa violence gratuite. L'atmosphère devint instantanément électrique. Les autres prisonnières s'écartèrent, sentant le drame imminent.
« Enlève-les. Tout de suite », ordonna Simon d'une voix tranchante, pointant un doigt accusateur vers les poches de Bénédicte.
Bénédicte ne bougea pas d'un pouce. Elle savait que c'était une provocation gratuite, une tentative de lui faire porter le chapeau pour un trafic interne dont elle ignorait tout. Face à ce silence provocateur, la surveillante perdit son sang-froid et fit un pas menaçant en avant.
« Vas-y, viens ! » hurla Simon avant de se jeter sur elle, les poings levés.
Mais Bénédicte possédait des réflexes aiguisés par une ancienne vie de sportive de haut niveau. D'un mouvement fluide, elle esquiva l'assaut désordonné de la gardienne et lui asséna un coup de poing précis en plein visage. Simon s'effondra lourdement sur le sol poussiéreux.
La foule de détenues massée autour d'elles laissa échapper un cri de stupeur mêlé d'excitation. Une voix stridente s'éleva du fond de la cour :
« Plaque-lui la tête au sol ! Allez, la Grosse Nadine ! »
Nadine, piquée au vif, chargea instantanément comme un bélier, saisissant Bénédicte à bras-le-corps pour la terrasser. Mais Bénédicte, imperturbable, utilisa la force de son adversaire contre elle. Elle prit appui et décocha un coup de genou dévastateur dans le plexus de la géante. Nadine poussa un gémissement étouffé et s'écroula à genoux, incapable de reprendre sa respiration. Bénédicte resta debout, le regard froid et serein, dominant la scène sous les yeux ébahis des spectatrices.
”Bénédicte resta debout, le regard froid et serein, dominant la scène sous les yeux ébahis des spectatrices.