Secrets de famille · Histoire

Le roi Arthur découvre que l'esclave de l'arène porte la marque de son fils disparu

Le roi Arthur découvre que l'esclave de l'arène porte la marque de son fils disparu — Partie 1
Image tirée de la vidéo originale

L'épreuve de l'arène

Sous un soleil de plomb qui écrasait la pierre séculaire de l'amphithéâtre, la foule hurlait sa soif de sang et de spectacle. La poussière dorée flottait dans l'air lourd, enveloppant les gradins où des milliers de citoyens s'entassaient pour assister au combat le plus périlleux de la décennie. Au centre de la piste sablonneuse se tenait Marc, un homme trapu d'une quarantaine d'années à la barbe drue, revêtu de somptueuses robes cramoisies ornées de pièces de laiton. D'une voix forte et théâtrale, il haranguait la foule impatiente :

« Celui qui tuera la bête recevra un kilo d'or du roi ! »

À ces mots, les lourdes grilles de fer forgé s'ouvrirent dans un grincement sinistre. Poussé sans ménagement dans l'arène, Léo, un jeune homme de vingt-deux ans à la silhouette svelte et aux cheveux bruns ébouriffés, fit quelques pas chancelants sur la terre battue. Vêtu d'une simple tunique marron élimée, il ne disposait que d'une épée de fortune. Soudain, un rugissement terrifiant fit trembler les fondations de l'édifice. Une bête colossale, faite d'une roche d'obsidienne noire et brillante, chargea depuis l'obscurité des geôles, soulevant un épais nuage de poussière sur son passage.

Sentant le souffle brûlant du monstre approcher, Léo prit une profonde inspiration. Dans un geste de pure provocation et de libération, il écarta le col de sa tunique usée. Sous la lumière crue du soleil, une cicatrice sombre et sinueuse, rappelant la forme d'un dragon, apparut sur sa clavicule. Tout en haut, installé dans sa loge royale richement décorée, le roi Arthur se figea. Le vieux monarque de soixante-cinq ans, à la barbe blanche soignée et à la couronne d'argent étincelante, se leva d'un bon, le regard empreint d'une incrédulité totale. Sa voix, d'ordinaire si ferme, trembla de détresse et d'espoir :

« Cette marque a disparu avec mon fils... »

Sa voix, d'ordinaire si ferme, trembla de détresse et d'espoir :« Cette marque a disparu avec mon fils... »