Le roi Arthur découvre que l'esclave de l'arène porte la marque de son fils disparu
Précédemment : Un jeune homme affronte une bête féroce dans l'arène pour une récompense en or, mais une cicatrice sur son épaule bouleverse le roi et révèle un secret royal enfoui depuis vingt ans.
Le secret révélé sous la lame
Sur un geste impérieux du roi Arthur, les gardes d'élite se précipitèrent dans l'arène, s'interposant in extremis entre la bête d'obsidienne et le jeune homme. Le monstre fut maîtrisé à l'aide de lourdes chaînes, laissant la foule dans un mutisme stupéfait. Léo fut conduit sous bonne escorte jusqu'à la loge royale, suivi de près par Marc qui tentait de masquer son immense nervosité sous des courbettes hypocrites. Le souverain s'approcha lentement de Léo, ses mains royales tremblant d'une émotion contenue depuis plus de deux décennies.
Du bout des doigts, le roi effleura la cicatrice sur la clavicule du jeune homme. C'était le sceau de la lignée d'Arthur, une marque magique unique que seul l'héritier du trône portait depuis sa naissance. Des larmes perlèrent dans les yeux du vieux monarque qui murmura doucement :
« Mon enfant... C'est bien toi. Je croyais t'avoir perdu à jamais lors de ce terrible incendie. »
Paniqué à l'idée de perdre non seulement sa récompense mais aussi sa vie, Marc s'interposa brusquement, balbutiant des explications mensongères. Il prétendit avoir sauvé Léo des flammes par pure charité chrétienne et l'avoir élevé comme son propre fils. Mais en entendant ces mensonges, la mémoire de Léo, longtemps embrumée par le traumatisme, se libéra d'un coup. Les souvenirs de son enlèvement, les cris de sa mère et le visage impitoyable de Marc le harcelant durant son enfance lui revinrent en mémoire avec une clarté effrayante.
Comprenant que la vérité venait d'éclater, Marc recula d'un pas. Acculé par les gardes qui brandissaient leurs lances, le traître prit une décision désespérée. Dans un mouvement d'une rapidité surprenante, il sortit une dague dissimulée sous sa manche et saisit Léo par le cou, plaquant la lame tranchante contre sa gorge. La foule retint son souffle alors que Marc hurlait, le regard fou de rage :
« Un seul geste et je l'égorge ! Tu as retrouvé ton fils, Arthur, mais tu vas le voir mourir sous tes yeux ! »
”Tu as retrouvé ton fils, Arthur, mais tu vas le voir mourir sous tes yeux ! »