Le roi Arthur découvre que l'esclave de l'arène porte la marque de son fils disparu
Précédemment : Un jeune homme affronte une bête féroce dans l'arène pour une récompense en or, mais une cicatrice sur son épaule bouleverse le roi et révèle un secret royal enfoui depuis vingt ans.
Le retour du prince légitime
Face à la menace imminente, le roi Arthur fit un pas en arrière, les mains levées pour apaiser le ravisseur. Le destin du royaume vacillait sur le fil d'une dague. C'est alors que Léo, malgré la terreur qui lui enserrait la poitrine, croisa le regard de son père. Dans les yeux fatigués du vieux roi, il ne vit pas de la faiblesse, mais un amour infini et une détermination farouche. Ce lien retrouvé lui donna un courage insoupçonné. Léo se souvint soudain d'un détail crucial de son enfance : le soir de son enlèvement, Marc avait été gravement brûlé au poignet droit par les braises du palais.
Rassemblant ses dernières forces, Léo n'essaya pas de fuir la lame. Au lieu de cela, il saisit fermement le poignet droit de Marc et enfonça ses pouces avec violence dans la vieille cicatrice de brûlure, là où la chair était restée extrêmement sensible. Marc poussa un hurlement de douleur strident et lâcha prise instantanément, laissant tomber sa dague sur le sol de pierre. Sans perdre une seconde, les gardes royaux se jetèrent sur le traître, le plaquant au sol et le désarmant définitivement sous les acclamations soudaines de la foule.
Libéré de son bourreau, Léo s'effondra dans les bras du roi Arthur. Le vieux monarque serra son fils contre sa poitrine, pleurant des larmes de joie indicible sous les applaudissements nourris de tout l'amphithéâtre. Le tyran Marc fut jeté dans les cachots les plus profonds du château pour y finir ses jours, tandis que la bête d'obsidienne fut pacifiquement renvoyée dans les montagnes sauvages, sa présence n'étant plus requise pour ce sombre complot.
Quelques semaines plus tard, Léo fut officiellement présenté au peuple comme le prince héritier, troquant sa tunique de misère pour les habits royaux qui lui revenaient de droit. Cette épreuve lui apprit que la véritable noblesse ne réside pas dans la couronne que l'on porte, mais dans le courage dont on fait preuve pour défendre la vérité et protéger ceux que l'on aime.


