Trahison · Histoire

Accusée à tort par l'homme qu'elle aimait, son destin bascule devant les soldats

Accusée à tort par l'homme qu'elle aimait, son destin bascule devant les soldats — Partie 2
Image tirée de la vidéo originale

Précédemment : Manon pensait que Romain l'aimait. Mais pour cacher son crime, il est prêt à tout, même à la détruire sous les yeux des militaires en patrouille.

Le piège se referme

Romain esquissa un sourire cruel en constatant la détresse de la jeune fille. Il savait qu'elle était à sa merci, physiquement diminuée et terrifiée à l'idée qu'il s'en prenne à sa famille. Mais sa cruauté allait bien plus loin qu'une simple intimidation physique. Il s'approcha encore, feignant de l'aider à se stabiliser pour ne pas attirer l'attention des militaires qui continuaient leur ronde à quelques mètres de là.

« Si tu ouvres la bouche, Manon, tu ne feras pas que me perdre. Tu te détruiras toi-même », lui glissa-t-il à l'oreille d'une voix venimeuse. « J'ai déposé l'ordinateur volé et les documents confidentiels de mon père dans ton propre casier ce matin. J'ai aussi ton empreinte sur la clé USB. »

Le monde sembla s'effondrer autour de Manon. Romain avait tout planifié. Son père, un colonel influent de la région, n'hésiterait pas à utiliser tout son pouvoir pour protéger son fils unique et accabler une jeune fille sans défense. Les larmes de Manon redoublèrent, se mêlant aux gouttes de pluie qui ruisselaient sur son visage. Elle réalisa qu'elle était prise au piège d'un engrenage diabolique. Si elle parlait, elle passait pour la coupable idéale. Si elle se taisait, elle devenait la complice silencieuse d'un criminel.

Les soldats en patrouille commençaient à s'éloigner vers l'entrée principale du lycée. Romain relâcha doucement sa pression, persuadé d'avoir définitivement brisé la volonté de sa victime. Il fit un pas en arrière, un regard de triomphe dans les yeux.

« Choisis bien ton camp, Manon. Le silence, ou la prison », conclut-il avant de se retourner pour s'en aller.

Mais alors qu'il faisait mine de s'éloigner, le chef de la patrouille militaire, un adjudant-chef au regard d'acier, s'arrêta net. Il avait observé le manège étrange du jeune couple et la détresse évidente de la jeune fille sur ses béquilles.

Il avait observé le manège étrange du jeune couple et la détresse évidente de la jeune fille sur ses béquilles.