Secondes chances · Histoire

Derrière les barreaux, elle a voulu me briser mais mon passé l'a rattrapée

Derrière les barreaux, elle a voulu me briser mais mon passé l'a rattrapée — Partie 1
Image tirée de la vidéo originale

Le choc des reines

Le soleil de plomb de l'après-midi écrasait la cour de promenade du centre pénitentiaire. Autour, les vieux murs de pierre grise, surmontés de rouleaux de barbelés acérés, semblaient retenir la chaleur comme un four. Dans cet espace confiné, l'atmosphère était électrique. Une dizaine de détenues, vêtues de survêtements sombres et identiques, s'étaient rassemblées en observant silencieusement la scène qui se jouait près du vieux sac de frappe suspendu.

Béatrice, une femme imposante aux cheveux noirs attachés en une queue-de-cheval haute, dominait la cour de sa stature. Elle assénait des coups puissants dans le cuir élimé du sac, faisant grincer la chaîne métallique à chaque impact. Soudain, son regard s'est posé sur Stella, une jeune femme fine aux cheveux blond vénitien et aux bras recouverts de tatouages complexes. Stella se tenait à l'écart, l'air détaché, mais son calme apparent masquait une vigilance de chaque instant.

Béatrice a cessé ses frappes, laissant le sac osciller lentement. Un sourire provocateur aux lèvres, elle s'est tournée vers Stella et a lancé d'une voix forte :

« T'es venue pour servir de sac de frappe ? »

Un murmure a parcouru l'assistance. Stella n'a pas cillé. Elle a ramassé son gant de boxe posé sur un banc de bois, l'a enfilé avec une lenteur calculée, puis a fixé Béatrice droit dans les yeux.

« Voyons comment tu esquives les miens », a-t-elle répliqué d'un ton glacial.

Hors d'elle, Béatrice s'est jetée en avant, décochant un large crochet du droit capable d'assommer un bœuf. Mais Stella, forte de ses années d'entraînement sur les rings extérieurs, a esquivé le coup d'un mouvement de buste parfait. Elle s'est glissée à l'intérieur de la garde de son adversaire, l'a saisie au col pour initier un corps-à-corps brutal, et lui a asséné un coup de genou fulgurant dans les côtes. Alors que Béatrice pliait sous la douleur, Stella a enchaîné avec une combinaison de directs foudroyants qui ont envoyé la géante mordre la poussière. Sans un regard en arrière, Stella s'est éloignée, laissant la cour plongée dans un silence de mort.

Sans un regard en arrière, Stella s'est éloignée, laissant la cour plongée dans un silence de mort.