Secondes chances · Histoire

Derrière les barreaux, elle a voulu me briser mais mon passé l'a rattrapée

Derrière les barreaux, elle a voulu me briser mais mon passé l'a rattrapée — Partie 2
Image tirée de la vidéo originale

Précédemment : Dans la cour de la prison, Béatrice pensait n'avoir qu'une proie facile face à elle. Mais Stella cache un passé de boxeuse et un secret bien plus lourd qui pourrait tout changer pour leur avenir.

Les secrets du carnet noir

Quelques heures après l'affrontement de la cour, le calme était revenu dans les couloirs du bloc B. Stella était assise sur sa couchette étroite, fixant le plafond de béton, quand la porte de sa cellule s'est entrouverte sans un bruit. Ce n'était pas un gardien pour l'emmener au quartier disciplinaire, mais Béatrice elle-même. La colosse n'avait plus rien de sa superbe : son œil gauche était tuméfié et elle pressait sa main contre ses côtes douloureuses.

Stella s'est immédiatement redressée, les poings serrés, prête à en découdre à nouveau. Mais Béatrice a levé une main tremblante en signe de paix, refermant la lourde porte métallique derrière elle.

« Calme-toi, Stella. Je ne suis pas là pour me battre. Ce combat... c'était une mise en scène imposée », a murmuré Béatrice d'une voix brisée.

Elle a glissé sa main dans sa poche pour en sortir un petit carnet noir, usé et taché de sang séché, qu'elle a tendu à Stella. Le cœur de cette dernière a manqué un battement en reconnaissant l'écriture fine sur la couverture. C'était celle de sa petite sœur, Sarah, décédée un an plus tôt dans cette même prison.

« Ta sœur ne s'est pas suicidée par overdose », a révélé Béatrice. « Elle avait découvert que le sergent Moreau, le chef des gardiens, dirigeait le trafic de drogue au sein de l'établissement. Ce carnet contient toutes les preuves, les dates et les complices. Moreau savait que tu cherchais la vérité, alors il m'a ordonné de t'éliminer aujourd'hui pour détruire ce carnet. »

Avant que Stella ne puisse assimiler cette terrible vérité, des bruits de pas lourds ont résonné dans le couloir. La clé a tourné brusquement dans la serrure. Le sergent Moreau est entré, flanqué de deux gardiens massifs armés de matraques télescopiques. Il a verrouillé la porte derrière lui, un sourire cruel et sadique aux lèvres.

« Alors comme ça, on conspire contre l'autorité ? » a ricané Moreau en fixant le carnet noir. « Donnez-moi ça, et peut-être que vous sortirez d'ici vivantes. »

« Donnez-moi ça, et peut-être que vous sortirez d'ici vivantes. »