Trahison · Histoire

Incarcérée à tort pour protéger son fiancé, elle découvre sa terrible trahison en cellule

Incarcérée à tort pour protéger son fiancé, elle découvre sa terrible trahison en cellule — Partie 2
Image tirée de la vidéo originale

Précédemment : Accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis pour sauver l'homme qu'elle aimait, Sarah purge sa peine à la prison de Fleury-Mérogis. Mais une violente agression dans la cour va tout faire basculer.

Le venin de la trahison

L'affrontement physique était terminé, mais le véritable cauchemar de Sarah ne faisait que commencer. Alors qu'elle nettoyait ses mains écorchées au lavabo de la cour, une ombre se glissa derrière elle. C'était Brigitte, le visage tuméfié mais arborant un sourire encore plus destructeur que ses poings.

« Tu te crois intouchable, Sarah ? » murmura la brute en crachant un filet de sang. « Tu devrais plutôt regarder ce qui se passe à l'extérieur. Ton petit fiancé t'a bien eue. »

Sarah se figea, le cœur battant à tout rompre. Maxime. L'homme pour qui elle avait accepté d'endosser une fausse accusation de fraude financière pour lui éviter la cellule. Elle s'était sacrifiée par amour, croyant à sa promesse d'un avenir radieux à sa sortie. Brigitte sortit alors de sa poche une coupure de journal froissée, glissée clandestinement par un parloir récent, et la jeta sur le lavabo humide.

Les yeux de Sarah se posèrent sur la photo en noir et blanc. Son estomac se noua instantanément. Sur le cliché, Maxime apparaissait rayonnant dans un costume de marié élégant. À son bras, souriante et vêtue d'une robe de dentelle blanche, se tenait Émilie, la propre sœur cadette de Sarah.

« Ils se sont mariés il y a deux semaines », ricana Brigitte, savourant chaque seconde du supplice de sa rivale. « Et ce n'est pas tout. Ils ont récupéré l'intégralité des parts de l'entreprise familiale que tu as dû abandonner en entrant ici. Ils t'ont piégée ensemble, ma fille. »

Le monde s'effondra autour de Sarah. La trahison de l'homme qu'elle aimait était une chose, mais la complicité de sa propre sœur, qu'elle avait élevée et protégée après la mort de leurs parents, était un coup fatal. Les larmes menacèrent de jaillir, mais elles se transformèrent instantanément en une rage froide et destructrice. Elle comprit que son silence et son sacrifice n'avaient servi qu'à enrichir les deux monstres qui l'avaient envoyée derrière les barreaux.

Elle comprit que son silence et son sacrifice n'avaient servi qu'à enrichir les deux monstres qui l'avaient envoyée derrière les barreaux.