Incarcérée à tort pour protéger son fiancé, elle découvre sa terrible trahison en cellule
Précédemment : Accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis pour sauver l'homme qu'elle aimait, Sarah purge sa peine à la prison de Fleury-Mérogis. Mais une violente agression dans la cour va tout faire basculer.
Le prix de la justice
Déterminée à ne pas se laisser détruire, Sarah refusa de sombrer dans le désespoir. Deux jours plus tard, elle fut convoquée de manière inattendue au parloir des avocats. Derrière la vitre blindée l'attendait une femme d'une cinquantaine d'années, vêtue d'un tailleur impeccable. C'était Maître Laurence Vernet, l'une des plus prestigieuses pénalistes du pays, dont les honoraires étaient hors de portée pour une détenue sans ressources.
« Qui vous envoie ? » demanda Sarah, méfiante.
L'avocate esquissa un sourire bienveillant et posa un dossier volumineux sur la table.
« C'est Brigitte qui m'a contactée, par l'intermédiaire de mon cabinet », révéla l'avocate. « Elle regrette ce qu'elle t'a fait subir. Mais surtout, elle a découvert que ta sœur et Maxime l'avaient payée pour te rendre la vie impossible ici afin que tu ne sortes jamais vivante de cette prison. Brigitte a décidé de doubler tes ennemis et de tout me raconter. »
L'avocate expliqua qu'elle disposait désormais de preuves irréfutables de la subornation de témoin et de la manipulation des comptes de l'entreprise de Maxime. Grâce aux aveux écrits de Brigitte et aux documents financiers originaux que Sarah avait dissimulés avant son arrestation, le dossier d'appel était infaillible. Le procès fut réouvert en urgence.
Trois mois plus tard, les portes de la prison s'ouvrirent enfin pour Sarah, blanchie de toutes les accusations. À la sortie du tribunal, elle croisa le regard terrifié de Maxime et Émilie, menottés par la police pour fraude organisée et dénonciation calomnieuse. En passant devant eux, Sarah ne ressentit ni haine ni pitié, seulement une immense liberté.
La plus belle des vengeances n'est pas de rendre le mal pour le mal, mais de se reconstruire sur les cendres de ceux qui ont tué notre confiance.


