Une jeune détenue protège une vieille dame et déclenche une guerre en prison
Précédemment : Quand Aurélie a défendu Agnès, une détenue de 69 ans, face à la brute de la prison, elle ne se doutait pas que ce geste allait sceller leur destin.
La révélation du mitard
Le silence qui suivit la chute de Béatrice fut de courte durée. Les sirènes hurlèrent et les gardes se précipitèrent dans la cour, jetant Aurélie et Béatrice en cellule d’isolement. Pendant trois jours, Aurélie fut privée de lumière, seule avec ses pensées et la colère qui menaçait de la consumer. Elle repensait sans cesse à Maxime, son ancien patron et amant, l’homme qui l’avait piégée pour détournement de fonds afin de couvrir ses propres crimes financiers. C'était à cause de lui qu'elle se retrouvait dans cet enfer.
Lorsqu'elle fut enfin autorisée à réintégrer les couloirs de la prison, l'atmosphère était devenue électrique. Les alliées de Béatrice la surveillaient avec des regards chargés de promesses de mort. Alors qu'elle se rendait au réfectoire, Agnès, tout juste sortie de l'infirmerie, parvint à s'approcher d'elle sous prétexte de la remercier. Elle lui glissa discrètement un morceau de papier dans la poche de son survêtement.
Une fois seule dans sa cellule, Aurélie déplia le message. Les premiers mots la firent frissonner : « Elles t'attendent ce soir aux douches pour se venger. Ne sois pas seule. » Mais c'était la suite du message qui fit vaciller son monde.
« Je sais qui tu es, Aurélie. Je sais que tu as été piégée par Maxime. C'est mon propre fils. Je l'ai renié il y a des années pour sa cupidité. J'ai les preuves de ton innocence cachées à l'extérieur. Survis à cette nuit, et je t'aiderai à le détruire. »
Le choc fut si violent qu'Aurélie dut s'appuyer contre le mur de béton pour ne pas tomber. L'homme qui avait détruit ma vie était le fils de cette vieille dame qu'elle avait sauvée. Mais le temps des révélations laissa place à l'urgence. L'heure de la douche collective venait de sonner. En entrant dans la pièce carrelée et envahie de vapeur, Aurélie vit soudain les lumières s'éteindre. Dans l'obscurité, le clic métallique d'une lame retentit.
”Dans l'obscurité, le clic métallique d'une lame retentit.