Trahie par les siens en prison, une jeune détenue affronte sa pire ennemie
L'accueil de la cellule 412
Le bruit métallique de la porte blindée qui se referme est un son que l'on n'oublie jamais. Pour Sarah, une jeune femme de vingt-deux ans aux cheveux blond décoloré, ce bruit marquait le début de sa descente aux enfers. Accusée à tort d'un vol de grande envergure orchestré par son beau-père Richard, elle venait d'être incarcérée à la maison d'arrêt dans l'attente de son procès en appel. Le couloir sentait le désinfectant bon marché, la sueur et la peur. Lorsqu'elle pénétra dans la cellule 412, elle comprit immédiatement que sa survie ne tiendrait qu'à un fil.
Dans la pénombre de la pièce exiguë, deux lits superposés en acier rouillé faisaient face à un lavabo crasseux. Assise sur le lit du bas, Carla, une détenue massive d'une trentaine d'années au chignon sombre et désordonné, la jaugea d'un regard lourd de menaces. Sans prêter attention aux provocations silencieuses, Sarah grimpa sur la couchette supérieure pour s'y installer. C'était une grave erreur de territoire.
D'un mouvement brusque et d'une force herculéenne, Carla saisit Sarah par la jambe de son jogging gris et la jeta violemment au sol. Le corps de la jeune femme percuta le béton avec un bruit sourd.
« Le sol est à toi, la nouvelle », ricana Carla, un sourire cruel aux lèvres.
Mais Sarah n'était pas une victime facile. Portée par une rage viscérale, elle se redressa d'un bond, ignorant la douleur qui lui transperçait le dos. Ses yeux bleus croisèrent le regard de son agresseuse avec une intensité farouche.
« Grosse erreur, connasse », cracha-t-elle.
Carla chargea en hurlant, mais Sarah, plus rapide, esquiva l'assaut. Elle enchaîna deux coups précis dans les côtes de son adversaire avant de lui saisir le bras pour la projeter face la première contre le sol. S'agenouillant sur son dos, Sarah lui immobilisa le bras dans une clé douloureuse. Les autres détenues assistaient à la scène dans un silence de mort.
« Profite bien du sol », murmura froidement Sarah avant de se relever pour ajuster sa veste, laissant Carla terrassée.
”Les autres détenues assistaient à la scène dans un silence de mort.« Profite bien du sol », murmura froidement Sarah avant de se relever…