Le gardien du parc cachait un lourd secret pour sauver cette inconnue
Précédemment : Arthur, un gardien de parc hanté par son passé, découvre la jeune Lili terrifiée dans les toilettes publiques. Ce qu'il ignore, c'est que son agresseur est bien plus proche de lui qu'il ne le pense.
Le visage de la trahison
Une fois installée dans la chaleur relative de la loge du gardien, la jeune fille commença lentement à se détendre. Arthur lui offrit une tasse de thé brûlant, observant ses mains qui tremblaient encore. Elle s'appelait Lili. D'une voix brisée, elle raconta son calvaire : un petit ami possessif, jaloux à l'extrême, qui l'avait traquée à travers la ville après qu'elle avait tenté de rompre. Arthur l'écoutait en silence, une colère sourde montant en lui face à tant de lâcheté.
Pour prouver ses dires et lui montrer à quel point l'homme était dangereux, Lili sortit son téléphone portable et fit défiler une photo. En posant les yeux sur l'écran, le vieux gardien sentit le sol se dérober sous ses pieds. Ce visage anguleux, ce regard sombre et fier... C'était Cédric, son propre fils. Celui qu'il n'avait pas revu depuis cinq ans, après une dispute déchirante qui avait brisé leur famille. Son propre sang était le monstre qui terrifiait cette enfant.
Le choc fut si brutal qu'Arthur dut s'appuyer contre la table pour ne pas tomber. Comment son fils avait-il pu d'une manière ou d'une autre devenir un tel prédateur ? Avant qu'il ne puisse formuler une seule parole, le bruit caractéristique de pas lourds résonna sur le gravier extérieur. Lili se figea, le visage instantanément vidé de ses couleurs. Quelqu'un venait de heurter violemment la porte en bois de la loge.
« Je sais que tu es là, Lili ! Ouvre cette porte ou je la défonce ! » hurla une voix rauque et furieuse de l'autre côté.
C'était bien la voix de Cédric. Une voix déformée par la rage. Lili poussa un cri étouffé et se réfugia derrière Arthur, agrippant désespérément sa chemise. Le vieux gardien se retrouva alors face au plus terrible dilemme de son existence : protéger une victime innocente ou couvrir les dérives de son propre fils.
”Le vieux gardien se retrouva alors face au plus terrible dilemme de son existence : protéger une victime innocente ou couvrir les dérives…