Trahie et envoyée en prison, une codétenue redoutable est devenue mon seul espoir
L'enfer de la promenade
Le ciel au-dessus du centre pénitentiaire semblait peser des tonnes, d'un gris de plomb qui interdisait toute lueur d'espoir. Dans la cour de promenade, le vent glacial fouettait les visages des détenues, mais pour Léa, la véritable menace ne venait pas du climat. Vêtue d'un simple jogging bleu marine élimé et de baskets usées, la jeune femme tremblait de tous ses membres. C'était sa première semaine dans cet enfer carcéral, et elle venait déjà de comprendre qu'elle était une cible mouvante.
Soudain, trois ombres se découpèrent contre le grillage de haute sécurité. Brigitte, une colosse au regard sadique vêtue d'un débardeur gris taché, lui barra la route. Sans un mot, elle saisit Léa par les cheveux et la poussa violemment contre un vieux bac à eau en acier rouillé. L'eau glacée éclaboussa le bitume alors que Léa s'effondrait, le souffle coupé, sentant la panique l'envahir. Les autres détenues s'écartèrent, feignant de ne rien voir. C'était la règle d'or ici : ne jamais s'interposer.
« Tu croyais vraiment que tu allais t'en sortir comme ça, la petite nouvelle ? » siffla Brigitte en levant un poing menaçant.
Mais la fatalité n'avait pas encore dit son dernier mot. Non loin de là, Sarah, une détenue solitaire aux bras entièrement recouverts de tatouages sombres, observait la scène. Elle travaillait au nettoyage de la cour. En voyant la détresse de Léa, quelque chose se brisa en elle. Lâchant brusquement sa pelle, elle ramassa une lourde brique de béton humide sur le sol et s'élança d'un pas rageur.
Dans un élan d'une violence inouïe, Sarah se jeta sur Brigitte. « Lâche-la, connasse ! » hurla-t-elle. Brigitte, surprise, eut à peine le temps de se retourner pour crier : « T'es morte, la nouvelle ! » avant que Sarah ne la neutralise avec une série de coups de poing ultra-rapides et un plaquage au sol dévastateur. Le corps massif de Brigitte heurta l'asphalte avec un bruit sourd.
Sans perdre une seconde, Sarah se précipita vers Léa, toujours prostrée et grelottante. Elle s'agenouilla à ses côtés, posant une main protectrice sur son épaule.
« Je suis là. Ça va ? » murmura-t-elle, son regard d'acier adouci par une lueur de pure compassion.
”» murmura-t-elle, son regard d'acier adouci par une lueur de pure compassion.