Trahie et envoyée en prison, une codétenue redoutable est devenue mon seul espoir
Précédemment : Accusée à tort et jetée dans l'enfer carcéral, Léa subit sa première agression dans la cour. Mais l'intervention brutale de Sarah, la détenue la plus crainte, va tout changer.
Les secrets du mitard
L'affrontement n'était que le prélude d'une tempête bien plus dévastatrice. Les sirènes d'alarme de la prison se mirent à hurler, déchirant le silence de l'après-midi. En quelques secondes, une dizaine de gardes en tenue anti-émeute encerclèrent la cour. Sarah et Léa furent immédiatement appréhendées et traînées de force vers le quartier disciplinaire, communément appelé le mitard. Jetées dans des cellules d'isolement adjacentes, elles se retrouvèrent séparées par un épais mur de béton.
C'est dans cette pénombre glaciale que la vérité commença à émerger. Léa, encore sous le choc de l'agression, entendit une voix basse et rauque s'élever à travers la grille d'aération qui reliait leurs deux cellules. C'était Sarah.
« Léa, écoute-moi bien et ne m'interromps pas. On n'a pas beaucoup de temps. Tu te demandes pourquoi je t'ai défendue aujourd'hui. Ce n'était pas juste de la pitié. Je sais qui tu es, et je sais surtout qui est Maxime, ton ex-fiancé. »
Le cœur de Léa rata un battement. Comment cette détenue redoutable pouvait-elle connaître l'homme qui l'avait trahie et envoyée derrière les barreaux ? Sarah lui expliqua alors son propre passé. Trois ans auparavant, elle avait elle aussi été la victime de Maxime. Il l'avait séduite, utilisée pour ses affaires louches, puis l'avait piégée pour qu'elle prenne toute la responsabilité du crime à sa place. Mais ce que Sarah révéla ensuite fit monter une vague de terreur pure chez Léa.
« Maxime sait que tu peux le détruire si tu parles aux enquêteurs de la brigade financière le mois prochain, » continua Sarah, la voix tendue. « Il a payé le directeur adjoint de cette prison pour s'assurer que tu n'atteignes jamais le tribunal. Brigitte devait te briser aujourd'hui, mais puisque j'ai gâché leur plan, ils vont accélérer les choses. Ils vont venir pour toi, ce soir. »
À peine eut-elle terminé sa phrase que le bruit sinistre de clés métallique résonna dans le couloir désert du mitard. Les pas lourds s'arrêtèrent pile devant la porte de Léa. La serrure grinça, et la lourde porte blindée s'ouvrit lentement, révélant la silhouette menaçante du directeur adjoint, une seringue à la main.
”La serrure grinça, et la lourde porte blindée s'ouvrit lentement, révélant la silhouette menaçante du directeur adjoint, une seringue à l…