Jeté aux monstres de l'arène, ce jeune gladiateur portait la marque du prince disparu
Le jugement de l'arène
Le soleil de plomb de midi écrasait le grand colisée de pierre, baignant la foule d'une lumière dorée et étouffante. Dans l'arène poussiéreuse, Octavius se tenait droit, drapé dans sa somptueuse robe bleu saphir ornée de broderies d'or scintillantes. D'un geste théâtral, il harangua la foule immense qui réclamait du sang.
« Celui qui tuera la bête recevra un kilo d'or du roi ! »
Ses mots provoquèrent une clameur assourdissante. C'est alors que les lourdes grilles de fer se levèrent dans un grincement sinistre. Christian, un jeune homme élancé vêtu d'une simple tunique en lambeaux, fut poussé sur la terre battue. Sans arme, sans armure, il n'avait que son courage pour affronter la sentence.
Soudain, la bête de pierre grise, un monstre colossal et rugissant, jaillit de l'obscurité des souterrains. Dans un nuage de poussière étouffant, la créature chargea droit sur le jeune homme. Christian, refusant de montrer sa peur face à une mort certaine, prit une profonde inspiration et écarta le col déchiré de sa tunique, révélant une cicatrice sombre et dentelée sur sa clavicule.
Du haut de son balcon sculpté, le roi Guillaume, un homme mûr à la barbe grise et couronné d'or, observait la scène. En apercevant la marque distinctive sur le cou du condamné, le souverain se leva brusquement, le visage blême et les mains tremblantes sur le rebord de pierre.
« Cette marque a disparu avec mon fils... »
La voix du monarque, d'ordinaire si ferme, tremblait d'une émotion indicible. D'un geste impérieux, il ordonna l'arrêt immédiat du combat, plongeant l'arène entière dans un silence stupéfait. Les gardes royaux se précipitèrent pour s'interposer entre Christian et la bête, tandis qu'Octavius masquait difficilement un rictus de panique.
”Les gardes royaux se précipitèrent pour s'interposer entre Christian et la bête, tandis qu'Octavius masquait difficilement un rictus de p…